Accueil  -  L'actualité du Diocèse  -  Garder le lien avec les soignants. Témoignage

Garder le lien avec les soignants. Témoignage

Garder le lien malgré la pandémie
Pendant cette longue période de pandémie, j’ai connu plusieurs phases pour l’accompagnement des personnes malades ou âgées, dans l’établissement où je suis aumônier.
Accompagner à distance
Dans l’unité des soins palliatifs, lorsque le confinement a été décrété, je visitais régulièrement quelques personnes, que j’ai pu accompagner par la suite au téléphone. De plus, j’envoyais au cadre du service des documents par mails, qu’il imprimait et faisait distribuer aux personnes concernées. Cela leur a permis de vivre la Semaine Sainte un peu moins seules.
J’ai pu aussi rester en lien avec une famille par des échanges réguliers
Mais quelle difficulté de ne pas voir le visage de la personne qui exprime tant de choses ! De comprendre le filet de voix hésitant, d’évaluer le sens du silence !
Et à la fin du confinement, quelle joie de revoir ou découvrir une personne connue seulement par sa voix !
Actuellement, je visite ce service normalement.

Une équipe qui ne peut plus visiter
Plusieurs fois, j’ai pu organiser des réunions avec l’équipe des bénévoles et les prêtres qui ont l’habitude de célébrer la messe dans ce lieu. Discussions sur notre vécu de cette période, ou partage biblique suivis d’un temps de prière, ces moments nous ont fait du bien. Pour certains bénévoles, ces réunions rompaient leur isolement. Nous étions heureux de nous retrouver et de prier ensemble pour les malades, les soignants, nos familles. La prière au cœur de l’hôpital, en une journée ordinaire. Joie pour moi de ne pas être seule dans cette chapelle !
« Quand deux ou trois sont réunis, je suis là au milieu d’eux » (Mt 18, 20)
Le mot équipe retrouvait son sens car nous étions rassemblés, et ça m’a fait chaud au cœur de voir ces bénévoles joyeux après avoir partagé et déposé leurs misères et leurs souffrances du confinement.
Je garde aussi le contact par des appels téléphoniques ou des mails, ainsi j’espère que les liens que nous avons tissés au fil des années ne s’évanouiront pas dans la mélancolie ambiante. Et que lorsque le temps sera venu, nous pourrons reprendre nos activités d’aumônerie.

Garder un contact avec les soignants
N’étant pas autorisée à visiter les malades, j’ai essayé de garder un contact avec les soignants pour qu’ils n’oublient pas l’existence de l’aumônerie. Et comme je savais que certains vivaient difficilement cette période, j’ai déposé plusieurs fois des paquets de bonbons ou des gâteaux dans leurs salles de pause. Avec un petit mot d’encouragement et de gratitude.
Les remerciements ont été immédiats, certains personnels qui me disaient à peine bonjour quand nous nous croisions dans un couloir sont passés me remercier dans mon bureau ou m’appellent maintenant par mon nom. J’ai aussi confectionné des masques en tissu pour eux ou leurs familles.
Je leur ai même dit qu’à la chapelle il y avait des temps de prière pour eux, et croyants ou non, ils semblaient touchés.
Voilà comment de toutes petites attentions peuvent nous ouvrir des portes ! De simples gestes d’amitié, de reconnaissance de leur travail suffisent à leur donner envie de mieux nous connaître pour collaborer ensemble.
« Restez en tenue de service » « Tenez-vous prêts »
Ici il ne s’agit pas de retour de noces comme dans l’Evangile, mais de se tenir à l’écoute du quotidien des soignants, de leurs angoisses, de leur fatigue. Peu importe la puérilité du geste, c’est le geste en lui-même qui est perçu comme une reconnaissance de leur vie à l’hôpital, en peine crise du COVID 19.

Pour le moment, en soins de suite (gériatriques, oncologiques, traumatologiques), je peux visiter sur demande des patients ou du personnel soignant.
Je peux aussi emmener un patient à la chapelle s’il le désire, ou faire un tour dans le parc (parfois ça dépend de l’infirmière à qui je demande l’autorisation), porter la communion, faire venir un prêtre pour un patient, discuter avec les familles.

J’ai eu aussi la joie d’être contactée par l’infirmière coordinatrice des EHPAD, pour une rencontre où nous formaliserons comment je peux intervenir dans un service UVP (unité de vie protégée) ;
Ça bouge positivement !!!

Nous utilisons des cookies pour vous proposer une meilleure expérience de navigation, des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts, pour en savoir plus consultez notre politique de confidentialité.

Réglages des cookies

Ci-dessous, vous pouvez choisir quels types de cookies vous souhaitez accepter sur notre site internet. Cliquer sur le bouton "Enregistrer les réglages" pour appliquer vos préférences.

Cookies de fonctionnement (obligatoire)Ces cookies sont nécessaires et garantissent le bon fonctionnement ainsi que l'optimisation de notre site internet.

Cookies analytiquesCes cookies permettent d’obtenir des statistiques de fréquentation de notre site internet afin d’optimiser son ergonomie, sa navigation et ses contenus.

Cookies sociauxNotre site internet peut utiliser des cookies liés aux réseaux sociaux pour vous montrer du contenu tiers comme YouTube et Facebook. Ces cookies permettent d’interagir depuis notre site internet et de partager les contenus du site, lorsque vous cliquez sur les modules "Partager" de Facebook, par exemple. En désactivant ces cookies, vous ne pourrez plus partager les articles de notre site sur les réseaux sociaux.

Cookies de ciblage publicitaireCes cookies peuvent permettre à notre site internet de vous présenter des publicités plus pertinentes et adaptées à vos centres d’intérêt en fonction de votre navigation sur le web. En désactivant ces cookies, des publicités sans lien avec vos centres d’intérêt supposés vous seront proposées sur notre site.

AutresNotre site internet peut utiliser des cookies tiers provenant d'autres services qui ne sont pas de type analytique, social ou publicitaire.