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La Grande Guerre dans les vitraux du Finistère

L’art du vitrail avait connu une grande renaissance au long du XIXe siècle, évolution de la technique et des styles, offrant des vues d’un réalisme très photographique  mais aussi très académique. Cet art évolue sensiblement au début du XXe siècle, grâce à des artistes comme Georges Desvallières. Dès la fin de la guerre il fonde les Ateliers d’art chrétiens avec Maurice Denis, dans le but de « former des artistes catholiques, mais aussi de proposer aux églises des œuvres religieuses qui soient en même temps des œuvres d’art ». Ce sont les zones de combat de l’est de la France qui ont à souffrir des plus grandes destructions, et une phase importante de reconstruction y est lancée dans l’entre-deux-guerres. L’arrière n’a pas à souffrir de ces dégâts, aussi les vitraux de cette période sont-ils plus rares en Bretagne. Cependant, au gré des constructions, agrandissements ou réparations, des baies de type commémoratif font leurs apparitions, laissant entrer pour la première fois des scènes profanes et très liées à l’actualité récente dans l’univers très codifié du décor d’église.

Ainsi à Kernilis : l’église, placée sous le patronage de sainte Anne, date de 1866. Sans doute restait-il deux verrières blanches.

Le travail est confié à l’atelier parisien Léglise en 1918 ; ils représentent des vies de la Vierge Marie et de sainte Anne, avec de nombreuses scènes de la guerre qui s’achève. Ainsi une rare représentation de messe dans une forêt : le prêtre célèbre l’eucharistie sur un autel de fortune au milieu des arbres. Un autel portatif, confié aux aumôniers, est ici utilisé. Dans l’autre baie, un murant est ici réconforté par sainte Anne. Il porte encore le pantalon gouge garance du début de la guerre.

Dans une autre scène sainte Anne apparaît dans une nuée. Un soldat porte une bannière, « cœur de Jésus sauvez la France ». La petite paroisse de Kernilis (799 habitants en 1914) a donné 41 de ses fils à la guerre.


A Kerlaz c’est aussi Léglise qui réalise le vitrail de chœur, commandé en 1917 par le RP Le Floc’h, natif de la paroisse et supérieur du séminaire français de Rome. Les parties hautes du vitrail présentent des scènes historiques ; une d’entre-elle montre une sœur de la charité offrant les derniers sacrements à un soldat mourant.


A Beuzec-Cap-Sizun, l’église du XVIIe siècle est incendiée en décembre 1936. Un nouveau vitrail de chœur y est installé, représentant une descente de croix au-dessus d’un champ de bataille et d’un cimetière militaire. La lancette centrale présente un prêtre recueillant les confessions d’un mourant. Y figure aussi la formule Pedomp evit bugale Beuzec maro er brezel 1914-1918, Prions pour les jeunes de Beuzec, morts à la guerre de 1914-1918.


Aucun vitrail commémoratif de la Grande Guerre à la cathédrale de Quimper, mais la grande fresque de Maurice Denis inspirée d’un dessin de l’abbé Jean-Marie Conseil y est bien présente pour faire acte de mémoire. C’est dans la chapelle de Ty Mam-Doué que se trouve une grande verrière, offerte par les anciens combattants du 118e RI. Il s’agit ici d’une véritable scène d’action, les français pourchassant les allemands, sous la protection de Jeanne d4arc et de saint Michel. Les moyens militaires de l’époque y sont même représentés, comme un char Renault qui apparait dans la partie gauche.


A Plobannalec, le chanoine Jézegou, recteur de la paroisse connu aussi pour ses talents de missionnaire et de tableauteur (l’explication des tableaux de missions) fait appel en 1920 à la société bordelaise Dagrant pour créer un grand vitrail représentant le Sacré-Cœur, en hommage aux morts de la guerre : la paroisse a perdu 116 hommes durant le conflit. Dans le bas de la baie un soldat tué, gisant entre ses parents agenouillés de part et d’autre. Au-dessus une représentation de sainte Clotilde et derrière elle la cathédrale de Reims en flamme. Sur la droite le maréchal Foch, sur la gauche le chanoine Jézegou qui se fait représenter lui-même, portant chape et barrette.


L’église de Châteauneuf-du-Faou date de 1881. Dans cet édifice récent, un vitrail réalisé par Rault de Rennes est offert par la famille Desbois en hommage au fils mort au combat. Le Christ vient bénir les tombes ; sur l’une d’entre-elle un casque de soldat. Un cartouche dans le bas précise : « En mémoire de Mr Desbois – Mort pour la France ».


A Saint-Thurien l’église est aussi récente, achevée en 1897. Dragant de Bordeaux y réalise un splendide vitrail représentant le Sacré-Cœur ; dessous à la manière d’une chorale la population s’aligne ; enfin dans le registre inférieur apparaît une scène de combat très mouvementée et très réaliste. On peut y lire qu’il s’agit du 401e RI, le régiment d’infanterie des fils de Saint-Thurien.

Des monuments diocésains célèbrent aussi les morts du clergé. Dans la chapelle du Grand séminaire, au-dessus de l'autel du transept de gauche, un plâtre représente le Christ crucifié au-dessus d'un champ de bataille, en mémoire de la Guerre 14-18. Le petit séminaire de Pont-Croix possédait une plaque commémorative des séminaristes tombés au combat. Dès 1919 la Semaine religieuse indique la volonté « d’ériger un monument sur lequel seront inscrits les noms de tous les prêtres et séminaristes de Notre diocèse morts victimes de la guerre ; et de célébrer dans Notre Cathédrale un service solennel pour le repos de leurs âmes ». Cette plaque commémorative sera finalement installée dans le hall du Grand séminaire de Quimper dans les années trente. Elle se trouve aujourd’hui dans le cloitre de l’évêché.


Bibliographie :

Norbert et Erik Galesne, Vitraux patriotiques en Finistère, Rennes, éd. Ptitlouis, 2011 (collection patrimoine)
Les catholiques bretons dans la Grande Guerre, Brest, Centre de recherche bretonne et celtique, 2016.

Le blog du service

  • Inventaire des plans des architectes Bigot
    Inventaire des plans des architectes Bigot

    Les archives du diocèse de Quimper et Léon possèdent l’un des principaux fonds Bigot. Forte personnalité quimpéroise du XIXe siècle de par son implication dans la culture et la politique de la ville, Joseph Bigot est connu pour sa qualité de travailleur invétéré. Il a réalisé des plans de nombreux édifices : presbytères, écoles, églises… Si son nom reste localement célèbre, c’est qu’il est l’auteur entre autres de l’écrin du musée des Beaux-arts mais aussi des flèches de la cathédrale Saint-Corentin. Si l’on ne retient généralement que le nom de Joseph, il est important de rappeler l’importance du travail de son fils, Gustave, dans ses réalisations dès 1866.

    Joseph Bigot naît en 1807 à Quimper. Meilleur en arithmétiques qu’en lettres et possédant de grandes capacités en dessin, il devient commis des Ponts et Chaussées chez M. de Silguy puis chez M. Goury. Il apprend véritablement le métier à Nantes, chez M. Seheult, architecte départemental et diocésain tout en poursuivant ses études.

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  • Quimper, 11 mai 2019, conférence sur le Père Julien Maunoir, « an Tad mad »
    Quimper, 11 mai 2019, conférence sur le Père Julien Maunoir, « an Tad mad »

    Dans le cadre de la semaine missionnaire « Terre de Mission », du 8 au 12 mai 2019 à Quimper, le père Hervé Queinnec, chancelier de l’évêché de Quimper, délégué épiscopal pour les causes des saints, donnera une conférence

    le samedi 11 mai matin, en la chapelle de Ty Mamm Doue en Kerfeunteun :

    Le Bienheureux Julien Maunoir
    et son actualité pour la mission


    8h45 : Prière des laudes, animée par les séminaristes du Séminaire Saint-Yves de Rennes
    9h : Messe présidée par le P. Pierre de Cointet, recteur du Séminaire
    10h – 11h : Conférence du P. Hervé Queinnec

    La conférence retracera la vie du missionnaire jésuite, de sa naissance en 1606 à Saint-Georges-de-Reintembault, jusqu’à sa mort le 28 janvier 1683 à Plévin, et sa béatification en 1951. Elle évoquera « le don de la langue bretonne » au frère Julien Maunoir le 8 juin 1631, jour de Pentecôte, en la chapelle de Ty Mamm Doue, puis présentera les missions bretonnes du Père Maunoir de 1640 à 1683.
    Elle montrera surtout l’originalité de la méthode missionnaire du « Tad mad » : tableaux de mission (taolennou), cantiques bretons, exercices spirituels… méthode d’oraison contenue dans son ouvrage An templ consacret dar passion Jesus-Christ, et son grand souci de la formation permanente du clergé breton.


  • La catéchèse mystique de dom Michel Le Nobletz

    Christus 261Vient de paraître, dans la revue CHRISTUS N°261 de janvier 2019, p. 91-100 :

    Dom Michel Le Nobletz, prêtre « missionnaire » en Bretagne au XVIIe siècle, est notamment connu pour ses tableaux ou cartes peintes, destinés à soutenir son enseignement et à nourrir la méditation des fidèles. Une méthode catéchétique originale qui s’est développée au XVIIe siècle comme moyen d’évangélisation.

    Dom Michel Le Nobletz (1577-1652) est une grande figure de prêtre « missionnaire » de la Bretagne du XVIIe siècle. Catéchiste, théologien, directeur spirituel, prédicateur de missions...
     

  • Visites pastorales dans le diocèse de Léon 1766-1778
    Visites pastorales dans le diocèse de Léon 1766-1778

    Peu de documents de l'Ancien Régime sont conservés aux Archives diocésaines. Les fonds ecclésiastiques d'Ancien Régime sont à rechercher avant tout aux Archives départementales du Finistère. Quelques documents ont cependant été conservés à l'évêché. Il nous a semblé que cet ensemble de visites épiscopales portant principalement sur l'épiscopat de Mgr de la Marche (1772-1790) aux paroisses du Léon méritait d'être valorisé et mis à la connaissance du plus grand nombre. C'est donc une centaine de procès-verbaux de visites pastorales qui ont été numérisés et qui sont désormais disponibles dans les collections numérisées du diocèse : http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/collections/show/95 

    Le concile de Trente fixe à tous les deux ans les visites des paroisses par leur évêque. L'évêque peut se faire représenter par un vicaire général. Dans l'ensemble conservé à l'évêché, quelques paroisses ont plusieurs procès-verbaux les concernant comme Sizun (1768, 1773, 1775) mais le fait est plutôt rare. Quelques procès-verbaux datent de l'épiscopat de Mgr d'Andigné (1763-1772).

    Ces visites sont l'occasion pour l'évêque de rencontrer le peuple de Dieu, les recteurs et les prêtres mais aussi de mesurer comment est tenue la paroisse, aussi bien de manière spirituelle que temporelle. Les procès-verbaux sont élaborés à partir de formulaires imprimés. Ils nous informent notamment sur

    - les noms des responsables de la paroisse : ecclésiastiques et marguillers;

    - le nombre de communiants;

    - l'état des vases sacrés, chaire, confessionnaux, fonts baptismaux, huiles saintes;

    - l'état des bâtiments : église paroissiale, sacristie, cimetière;

    - la tenue des registres de baptêmes;

    - les comptes;

    - l'existence de chapelles privées ou publiques.

    Une excellente source donc pour la connaissance de nos paroisses.

     


  • Michel Le Nobletz : Mystique et société en Bretagne au XVIIe siècle

  • Guide des sources ecclésiastiques Première Guerre mondiale
    Guide des sources ecclésiastiques Première Guerre mondiale

    Les archivistes de la province ecclésiastique de Rennes, qui couvre les régions Bretagne et Pays de la Loire, ont réuni à l'occasion du centenaire de 14-18 leurs ressources sur la Grande Guerre. C'est près d'une trentaine de fonds diocésains et de congrégations religieuses qui sont ici cités.

    Les archives sont réparties sur 13 thèmes :

    - périodiques et publications

    - fonds épiscopaux

    - secrétariat de l'évêché

    - grands séminaires

    - hôpitaux et ambulances

    - religieuses (récit de guerre, vie quotidienne)

    - archives privées de prêtres

    - archives paroissiales

    - associations et oeuvres

    - écoles

    - iconographie

    - archives sonores

    - objets

    Des liens hypertextes permettent d'accéder directement aux ressources numérisées déjà en ligne. En fin de guide, un index permet un balayage par fonds et une liste recense les contacts pour l'accès aux documents.

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  • La Grande Guerre dans les vitraux du Finistère
    La Grande Guerre dans les vitraux du Finistère

    L’art du vitrail avait connu une grande renaissance au long du XIXe siècle, évolution de la technique et des styles, offrant des vues d’un réalisme très photographique  mais aussi très académique. Cet art évolue sensiblement au début du XXe siècle, grâce à des artistes comme Georges Desvallières. Dès la fin de la guerre il fonde les Ateliers d’art chrétiens avec Maurice Denis, dans le but de « former des artistes catholiques, mais aussi de proposer aux églises des œuvres religieuses qui soient en même temps des œuvres d’art ». Ce sont les zones de combat de l’est de la France qui ont à souffrir des plus grandes destructions, et une phase importante de reconstruction y est lancée dans l’entre-deux-guerres. L’arrière n’a pas à souffrir de ces dégâts, aussi les vitraux de cette période sont-ils plus rares en Bretagne. Cependant, au gré des constructions, agrandissements ou réparations, des baies de type commémoratif font leurs apparitions, laissant entrer pour la première fois des scènes profanes et très liées à l’actualité récente dans l’univers très codifié du décor d’église.

    Ainsi à Kernilis : l’église, placée sous le patronage de sainte Anne, date de 1866. Sans doute restait-il deux verrières blanches.

    Le travail est confié à l’atelier parisien Léglise en 1918 ; ils représentent des vies de la Vierge Marie et de sainte Anne, avec de nombreuses scènes de la guerre qui s’achève. Ainsi une rare représentation de messe dans une forêt : le prêtre célèbre l’eucharistie sur un autel de fortune au milieu des arbres. Un autel portatif, confié aux aumôniers, est ici utilisé. Dans l’autre baie, un murant est ici réconforté par sainte Anne. Il porte encore le pantalon gouge garance du début de la guerre.

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  • Diocèse de Quimper et Léon : Prêtres et séminaristes victimes des guerres 1914-1918 et 1939-1945

    ROLL UP VICTIMES GUERRE 14 18 39 45 GF


  • Sources sur la Guerre 14-18
    Sources sur la Guerre 14-18

    A l'occasion du centenaire de 1914-1918, les Archives diocésaines ont numérisé plusieurs documents d'archives concernant la Grande Guerre.

    Ces archives conservées dans les fonds paroissiaux, individuels ou épiscopaux sont rassemblées sur un mini site : Le diocèse de Quimper et Léon dans la Grande Guerre.

    ADQL, 53Z, Aquarelle de l'abbé Jean-Marie Conseil, Ils sont rassemblés autour de 5 thèmes :
    • la communication officielle faite par l'évêché aux prêtres et soldats engagés et à la population du diocèse
    • le récit de la guerre à travers les sources paroissiales (bulletins de la paroisse, journaux de curés)
    • les formes de piété en temps de guerre
    • les cantiques et chants écrits ou circulant à cette période
    • la place et l'action des prêtres du diocèse dans la guerre

     

    A ces documents-papier, s'ajoute une belle collection de plaques de verre stéréoscopiques présentant des scènes du front.

    Cette démarche fait partie d'un travail collectif de services d'archives du Finistère pour rassembler les ressources archivistiques numérisées du département sur la guerre 14-18.

    Un blog Bretons et catholiques en 14-18 inventorie, quant à lui, les initiatives des 5 diocèses bretons pour ce centenaire.

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  • Enquêtes diocésaines sur les paroisses sous le 1er Empire
    Enquêtes diocésaines sur les paroisses sous le 1er Empire

    La signature du Concordat en 1801 lance la restauration de l’Eglise diocésaine. L’évêché envoie aux paroisses sous le 1er Empire plusieurs enquêtes pour se faire une idée, après les dégâts de la Révolution, de l’état des paroisses du diocèse, du nombre de desservants en activité, de l’état des biens (chapelles, presbytères, terrains). Certaines de ces enquêtes sont à l’initiative du Ministre de l’intérieur et des cultes comme l’enquête de 1808 sur les succursales supprimées et celle de 1814 sur les biens des fabriques.

    Les réponses des paroisses du diocèse aux différentes enquêtes réalisées entre 1804 et 1814 sont rassemblées aux Archives diocésaines sous la cote 4F4 et sont désormais numérisées et en ligne. 

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  • Taolennou. Michel le Nobletz. Tableaux de mission
    Taolennou. Michel le Nobletz. Tableaux de mission

    Vient de paraître en librairie un livre sur les célèbres cartes peintes de dom Michel Le Nobletz : « Taolennoù. Michel le Nobletz. Tableaux de mission ». Publié aux éditions Locus Solus de Châteaulin, il est le fruit d’un partenariat entre nos Archives diocésaines (Quimper et Léon) et le Port-musée de Douarnenez, à la suite du colloque universitaire tenu à Douarnenez les 8-9 juin 2017, et de l’exposition organisée au Port-musée du 29 avril au 3 septembre 2017.

    Ce magnifique livre d’art en couleur permet de découvrir et d’admirer ces œuvres exceptionnelles, précieusement conservées aux archives de l’évêché de Quimper.

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  • Les douze cartes peintes de Michel Le Nobletz à l'évêché de Quimper
    Les douze cartes peintes de Michel Le Nobletz à l'évêché de Quimper

    En France, dom Michel Le Nobletz est bien connu des historiens du christianisme comme inventeur d’une méthode catéchétique originale, reposant sur des « cartes peintes » ou « tableaux énigmatiques » (taolennou en breton) destinés à enseigner la doctrine catholique aux fidèles.

    On connaissait déjà avant dom Michel les images et tableaux représentant des scènes de la vie de Jésus-Christ et de sa Passion. Depuis le Moyen-Âge, les retables des églises reproduisaient ces scènes évangéliques, et ici en Bretagne, les calvaires des XVe et XVIe siècles présentaient les mystères joyeux, douloureux et glorieux. La nouveauté de dom Michel Le Nobletz est d’ajouter tout un enseignement sur ce que nous devons croire, savoir et faire, en s’appuyant sur des images. Son premier biographe, le R.P. Antoine Verjus, nous en donne la raison...

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  • Enquête de 1856 sur le culte marial
    Enquête de 1856 sur le culte marial

    En 1856, Mgr Sergent, évêque de Quimper depuis un an, envoie à ces curés un questionnaire sur le culte marial. Cette enquête s'intègre dans un nouvel essor du culte à la Vierge Marie qui se développe surtout à partir de 1830.  Les réponses d'un tiers des paroisses du diocèse sont conservées aux Archives diocésaines et se trouvent désormais en ligne. Elles ont été étudiées par Marie-Thérèse Cloître qui en avait fait un article dans la revue Kreiz, Etudes sur la Bretagne et les pays celtiques, 1994, p. 19-31.

    L'enquête diocésaine s'insère dans une initiative nationale du Chanoine Jammes (supérieur du collège du Puy) qui lance en 1855 une enquête nationale sur le culte marial. Cette dernière aboutit à la parution de 7 volumes Notre Dame de France entre 1861 et 1866 chez Plon. Les pages consacrées au diocèse de Quimper montrent clairement que les réponses reçues par Mgr Sergent ont été utilisées pour la publication. Mais dans le diocèse, Mgr Sergent n'évoque pas cette enquête nationale lors de la diffusion du questionnaire et la présente comme une initiative personnelle.

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  • Michel Le Nobletz, exposition prolongée tout l’été
    Michel Le Nobletz, exposition prolongée tout l’été

    Le Port-musée de Douarnenez, en collaboration avec les Archives diocésaines de Quimper et Léon, présente une exposition sur les Cartes peintes de dom Michel Le Nobletz (1577-1652)

    Jusqu’au dimanche 3 septembre 2017


    Une exposition exceptionnelle. Pour la première fois depuis 1952, ces cartes peintes sont de nouveau présentées au public, ainsi que deux déclarations de dom Michel Le Nobletz.

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  • Revivez le colloque de Michel Le Nobletz en vidéos
    Revivez le colloque de Michel Le Nobletz en vidéos

    Une exposition prévue initialement jusqu’à la fin du mois de juin et finalement prolongée tout l’été, un colloque international qui a fait le plein… Le diocèse de Quimper et Léon a souhaité marquer le coup à l’occasion du 400e anniversaire de l’arrivée de Dom Michel le Nobletz à Douarnenez.

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  • Michel Le Nobletz, une exposition et un colloque
    Michel Le Nobletz, une exposition et un colloque

    Michel Le Nobletz (1577-1652) est une figure majeure de l’histoire de notre diocèse. Né à Plouguerneau, il devient prêtre du diocèse de Léon, mais renonce à la carrière tracée qui lui était offerte : il deviendra missionnaire, évangélisant essentiellement dans les îles et le littoral.

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  • Entrée des archives paroissiales de Bohars

    Les archives paroissiales de Bohars pour le XIXe et le XXe siècle n’avaient pas encore été collectées. Cette paroisse bombardée pendant les opérations aériennes pour la Libération de Brest a vu son église et son presbytère détruits. Si l’ensemble des documents est peu volumineux (0,35 ml), il apparaît néanmoins riche sur les différents événements qui ont marqué la paroisse depuis la Révolution. Ont subsistés les registres du Conseil de Fabrique du XIXe, avec les livres de recettes et dépenses depuis 1806 qui nous permettent de retracer la reconstruction du presbytère dans les années 1850, l’achat d’une nouvelle bannière en 1860, ..

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  • Etude des cartes de Dom Michel Le Nobletz aux Archives
    Etude des cartes de Dom Michel Le Nobletz aux Archives

    Publié le 6 février 2017

    Commencent aujourd'hui 4 journées d'observation sur les cartes peintes de Dom Michel Le Nobletz (1577-1652). Ces cartes, classées par les Monuments historiques en 2003, sont conservées aux Archives diocésaines de Quimper.


    Dom Michel Le Nobletz, prêtre natif de Plouguerneau, ordonné à Paris, après des études à Bordeaux et à la Sorbonne, met au point en 1613 lors d’une première de ses missions à Landerneau, une méthode d’enseignement originale associant l’image à la parole. Sur des peaux de moutons, il fait dessiner différents tableaux symboliques illustrant les dogmes de la religion catholique. Trois sont signées Allain Lestobec, registrateur du port du Conquet.

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  • Publication des lettres et dessins de guerre de Jean-Marie Conseil (1914-1916)
    Publication des lettres et dessins de guerre de Jean-Marie Conseil (1914-1916)

    Les Presses universitaires de Rennes (PUR) publient en février 2017 le travail de Mme Nelly Blanchard (Maître de conférence à l'UBO/ CRBC) sur l'abbé Jean-Marie Conseil, prêtre finistérien, brancardier pendant la Grande Guerre. L'abbé Jean-Marie Conseil tout jeune prêtre ordonné en 1912 est vicaire à la paroisse de Saint-Mathieu de Morlaix quand il est appelé à servir au front en août 1914. Doué pour le dessin, il remplit plusieurs carnets de dessins et d'aquarelles et illustre également ses lettres.


    Cet ouvrage permet de rassembler deux fonds d'archives dissociés, l'un aux Archives diocésaines de Quimper (les dessins principalement), l'autre dans la famille de Jean-Marie Conseil (essentiellement les lettres).

    Nelly Blanchard retranscrit ici l'intégralité des lettres et les complète des dessins dont elle a pu rétablir la chronologie.


  • Les catholiques bretons dans la Grande Guerre - colloque des 14-15 octobre 2016
    Les catholiques bretons dans la Grande Guerre - colloque des 14-15 octobre 2016

    L'Institut Culturel de Bretagne, le centre de Recherche Bretonne et Celtique et l'Académie de Musique et d'Arts sacrés de Sainte-Anne-d'Auray proposent un colloque sur les catholquies bretons dans la Grande Guerre.

    Cette intervention aura lieu le vendredi 14 et samedi 15 octobre 2016 à la salle Kériolet au sanctuaire de Sainte-Anne-d'Auray.
    Le programme.