Quelle langue parlait-il ? Tel était le titre du recueil publié en 2018 et rassemblant des textes de Charles Duquesne publiés pendant des années dans la Voix de Saint-Houardon. Pour Charles, qui vient de faire son grand passage, la réponse à cette question est toute simple : la bonté avec une dose d’humour. Au fil des années, Charles a nourri nombre de landernéens par ses petits billets. Ses mots prenaient très souvent leur source dans le quotidien. Car il faut apprendre à regarder, regarder tout près de soi et plus largement regarder la planète sur laquelle nous vivons. « Regard sur ma planète », était d’ailleurs le titre de la chronique qu’il a proposé chaque semaine pendant des années sur RCF Finistère. Il a d’ailleurs aussi été le premier président de la radio diocésaine. Les billets de Charles étaient aussi nourris de la Parole de Dieu. Regarder autour de soi et se laisser habiter par l’Ecriture, c’est peut-être l’un des secrets de la vie de Charles avec  en toile de fond ce qu’il écrivait : « les actes font croire aux paroles ».


Fidèles paroissiens avec Hélène, ils avaient leur place derrière le chœur dans l’Église Saint-Houardon d’où il venait à son tour faire une lecture ou distribuer la communion. Cette expérience vécue dans la foi lui a fait écrire que les mains qui s’ouvrent pour recevoir le corps du Christ sont toute une vie et que « l’homme vient au monde les mains closes et le quitte les mains ouvertes ».
Tous ceux qui l’ont connu pourraient raconter mille anecdotes. « Il était connu comme le loup blanc dans le monde agricole, me disait un jour avec respect et admiration un agriculteur. Je me souviens aussi qu’à 60 ans, il marchait encore sur les mains ! Et comme beaucoup, j’ai été marqué par son attention, sa tendresse, sa douceur, son « prendre soin » d’Hélène.
Et dans le contexte de crise sanitaire que vit notre monde aujourd’hui, je me permets de reprendre à nouveau les paroles de Charles : « la foi est comme l’eau douce que l’on emporte en haute mer et qu’il faut ménager » ; la société actuelle en a besoin ne trouvez-vous pas ? »

J’ai une pensée très fraternelle et très affectueuse pour Hélène et ses enfants.

Bon voyage Charles,  continuez à veiller sur nous avec le sourire !

 

Yvon Gargam - Responsable de la radio diocésaine RCF

En pièce jointe, un des poèmes de Charles Duquesne

 Poeme Charles Duquesne - Ras le bol