Forum chrétien brestois : Jésus présent dans leurs vies

Une après-midi de rencontres entre chrétiens, c’est ce qui était proposé à la salle Saint-Louis, à Brest, dimanche 13 octobre. Plus d’une centaine de personnes de tous les âges ont répondu présentes.


Catholiques, orthodoxes, protestants des divers groupements, anglicans… Ils étaient nombreux à participer à la journée proposée par les responsables de l’œcuménisme dans le Finistère. « Nous avons voulu cet après-midi pour nous rencontrer entre confessions différentes pour savoir comment Jésus intervient dans nos vies, a expliqué Michel Block, pasteur de l’Église protestante unie de France. C’est en apprenant à nous connaître que nous montrerons aux personnes non-chrétiennes que nous sommes capables de nous aimer. C’est un témoignage fort. »
Après un temps de chants animés par un groupe œcuménique, mis en place pour l’occasion, tous se sont retrouvés pour entendre des témoignages variés. Chaque personne a pu dire comme Jésus avait changé leur vie. Gérard est né dans une famille catholique et a toujours cru en Dieu. À la suite d’une déception sentimentale, il se retrouve avec un sentiment d’échec. « J’ai prié pour demander à Dieu de m’aider. » L’été suivant, à l’occasion d’une session du Renouveau charismatique, les sacrements accompagnent sa guérison. « Une dame m’a dit avoir prié pour moi et je pense que c’est comme cela que Jésus s’est tourné vers moi. J’ai souvent en moi cette phrase ‘Un pauvre a crié, le Seigneur a écouté’. » Peu de temps après, il rencontre son épouse, Dominique, fille de pasteur de l’Église protestante unie. « On entend souvent qu’être chrétien signifie croire que Dieu existe ; moi je crois que j’existe pour Dieu. »
Dominique, elle, avait besoin de rencontrer personnellement Jésus. « J’étais une brave fille qui portait le poids du monde. À 18 ans, j’ai ressenti un ras le bol d’aimer. J’étais épuisée spirituellement. Je n’avais jamais éprouvé que j’existais pour Dieu. » À l’occasion d’une convention charismatique œcuménique, elle apprend à écouter et à obéir. « Ce week-end-là, j’ai vraiment éprouvé que j’existais pour Dieu. Depuis, je remets chaque journée entre ses mains. C’est une immense grâce que de le connaître. »
Olivier, 42 ans, n’est pas né dans une famille catholique. « J’avais un père alcoolique et violent, qui s’est donné la mort quand j’avais 4 ans. » Une enfance difficile pendant laquelle Olivier tombe dans la délinquance. Son entrée à l’armée plus tard n’arrange pas les choses puisque « les escales étaient sans aucune limite. Plus j’avançais et plus je me sentais triste et seul. Je ne croyais pas au bonheur ». En 2007, son frère est assassiné. Un électrochoc qui lui fait prendre conscience qu’il n’a pas beaucoup aimé dans sa vie. « Je n’avais eu que des relations superficielles, sans engagement. Très vite, les idées noires ont pris le dessus. Et à un moment, je me suis mis à prier et je me suis souvenu de Jésus dont on m’avait parlé à l’école. J’étais à Sarajevo, j’ai prié Jésus et je lui ai donné six mois pour m’aider. Tout ce que je voulais était d’être heureux. Dieu est venu petit à petit dans ma vie, j’ai senti l’énergie revenir en moi. » De retour en France, Olivier achète un appartement et fait la connaissance de sa voisine de 80 ans, « fervente catholique. Elle m’a accompagné spirituellement. » En 2011, un prêtre lui propose le parcours Alpha et Olivier participe à un week-end pour comprendre comment Jésus agit dans nos vies. En 2012, il participe au rassemblement de la Pentecôte à Landévennec et rencontre une personne qui l’invite à se renseigner sur les jésuites. « Je me suis inscrit le lendemain à une retraite en marchant proposé par eux et là-bas, j’ai rencontré ma femme, Odile. » Odile a grandi avec une mère catholique et un père en recherche. Lorsqu’elle rencontre Olivier, elle s’est sentie « exaucée par la prière des autres et la mienne. J’avais demandé à Dieu de me permettre de rencontrer quelqu’un ». En 2014, le couple se marie et en 2015, ils deviennent responsables du Parcours Alpha à Hyères. En 2016, ils sont gardiens d’un sanctuaire de leur région. Le désir d’un enfant les pousse à participer à une retraite avec la communauté du Chemin Neuf pour les couples en attente d’enfant. « Neuf mois plus tard, notre fils est né. Les premiers mois ont été difficiles, je me sentais épuisée et je n’arrivais plus à tout faire, confie Odile. J’ai compris que nos limites laissent un espace ouvert pour que Dieu le comble. Il est dans notre couple comme le ciment entre deux briques. Il a un amour qui n’écrase pas, au contraire, Il fait croître. »
Le dernier témoin, Philippe, 34 ans, marié et père de deux enfants, est un chrétien évangélique. « Je suis dans une famille avec un père alcoolique et violent et une mère très proche des sciences occultes. » Le divorce de ses parents lui fait prendre conscience qu’il y avait beaucoup de ténèbres dans sa famille. « Une collègue de travail de ma mère lui dit qu’il n’y a que Jésus qui peut l’aider à s’en sortir. Elle a accepté de l’accompagner lors d’une célébration pour ne pas la vexer. Les gens ont prié pour elle et ce jours-là, elle a rencontré Jésus. Son comportement a changé soudainement. Elle a prié pour trouver un mari et un père pour moi. Mon père est revenu. Elle lui a dit qu’elle avait rencontré Jésus. » Son père est toujours malade de l’alcool et finit par être arrêté en état d’ébriété. « Ma mère a prié pour que mon père se soigne, et il a guéri du jour au lendemain. Jésus est intervenu dans ma famille. » À 18 ans, alors que Philippe sort de boîte de nuit, il se pose la question du bonheur. « Je suis allé à l’église et deux semaines plus tard, j’étais totalement comblé et je m’en suis remis à Dieu. Il a fallu que je pardonne à mon père, j’ai tout lâché et aujourd’hui, je l’aime. Dieu a permis à ma famille de me reconstruire. »


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