Scrignac. La chapelle de Coat-Quéau détruite par un incendie

Scrignac incendie chapelle Coatquéau image Le TelegrammeLe vendredi 5 juillet dernier, vers 15 h 15, un incendie s’est déclaré à la chapelle de Coat-Quéau en Scrignac (Finistère). À l’arrivée des pompiers, la toiture s’était déjà largement embrasée.

D’importants moyens ont été déployés pour circonscrire le sinistre. L’intervention des pompiers, venant des centres de Brasparts, Plougonven, Carhaix, Châteaulin, Guerlesquin, Pleyben, Morlaix et Quimper, a permis de sauver le clocher et l’autel extérieur des pardons, ainsi que l’une des trois statues, celle de sainte Anne et Marie. Mais deux autres ont été très abîmées, celles de la Vierge à l’enfant assise dite Itron Varia Goat Keo, et du jeune saint Yves auprès de sa mère Azou.

Les vitraux réalisés par le peintre-verrier Job Guével (originaire de Pleyber-Christ) ont également été détruits : ils représentaient des saints bretons comme saint Corentin et saint Pol de Léon, saint Sanson et saint Brieuc, saint Divi et saint Keo… La charpente et la toiture ont disparu, et l’intérieur de la chapelle est très endommagé.Scrignac après incendie chapelle Coatquéau image Le Telegramme

Les gendarmes de Carhaix, ainsi que des techniciens de l’identification criminelle sont venus sur place, pour définir les circonstances de l’incendie. L’enquête a permis d’établir que celui-ci était d’origine accidentelle, très vraisemblablement une étincelle provoquée par une soudure sur l’une des gouttières.

Cette chapelle, dédiée à Notre-Dame, avait été construite en 1937 par l’abbé Yann-Vari Perrot, alors recteur de Scrignac, sur les plans de l’architecte James Bouillé, de Perros-Guirec, membre du mouvement artistique des Seiz Breur et fondateur de L’atelier breton d'art chrétien. Représentative de l’architecture régionaliste néo-bretonne, et de style gothique modernisé, c’est un édifice de plan rectangulaire et de dimensions restreintes, avec un autel extérieur sous auvent pour le pardon du 15 août. La chapelle et son placître ont été inscrits monument historique le 30 septembre 1997, soixante ans après sa construction. La chapelle précédente, elle-même vraisemblablement construite au XVIe siècle, était tombée en ruines à la fin du XIXe siècle ; elle avait ensuite été vendue pour être rebâtie en 1926 à Cascadec en Scaër. Nommé recteur de Scrignac en 1930, l’abbé Yann-Vari Perrot avait eu à cœur de reconstruire à Coat-Quéau une chapelle en l’honneur de la Vierge Marie. Une inscription 937 sur le linteau de la porte commémore la fondation d’une première chapelle en ce lieu au Xe siècle par l’ermite saint Keo, originaire du Pays de Galles.

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Le blog "Feiz ha sevenadur"

  • Billet du Père Job an Irien : Yannig / Yannig

    Yannig Jobtaol

    «Ha perag ez-oc’h gwisket ken paour ?» a veze goulennet digand ar breur Yannig. Hag eñ a responte : «Ablamour ma ’z-on an disterra euz ar vreudeur.» E 1316 e-noa ar breur Yannig, ginidig euz Sant-Nouga, kuiteet parrez Sant-Gregor e Roazon ’lec’h ma oa bet person epad 13 vloaz, evid dond da veza breur fransiskan e Kemper. N’e-noa mui netra war e ano, ha ne oa nemed eur paour-kêz den o skei war dor eur gouent evid goulenn beza resevet en urz. Kalon Yann a oa digor evid an oll, dreist-oll evid ar beorien, ar gakouzed a yee da weled bemdez pe dost. Brokuz e oa ha prest da rei pep tra euz ar pez e-noa. Aliez ez ae da gestal evid ar re baour. Goude ar brezel etre Charlez ar Bleiz ha Yann Monforz a skoas war kêr Gemper e 1344-45, setu ar gernez vraz o skei didruez e 1346, hag ar breur Yann divoutou dre ar ruiou : «Tud a zo war-nez mervel gand an naon, deuit war o zikour !» Sammet eo Yannig gand e zac’h re bonner, med seulvui eo ponner, seulvui eo laouen. Ar zoubenn a zo o virvi en eur chaodouron vraz, Yannig oc’h ober tan. Eun deiz e roas evel-se soubenn d’eur mil a dud.

    E miz eost 1349, gwasoc’h c’hoaz : ar vosenn o skei war Gemper. Yannig ne ehan ket. Mond a ra dre ar ruiou, a di da di, e ti ar re baourra, ar re genta taget, êz eo da intent. Setu eñ warzu ar re zo dare da vervel, o c’hovez a ra, rei konfort dezo en o eur ziweza... hag o zebelia goude o maro. Ar breur Yann a zo aze gand e bedennou, e zaelou, e garantez. Tri bloaz ha tregont a zo ema evel-se ar breur Yann oc’h astenn war Gemper mantel e garantez. Med ar vosenn a zeuas a-benn anezañ a-benn ar fin. Eun devez e krogas ennañ da vad. O tistrei d’ar gouent e oa skuiz maro. Ar breur Yannig a bedas beteg e huanadenn ziweza, hag e ene a guiteas e gorv d’ar 15 a viz kerzu 1349. Yannig a Zant-Nouga a oa nao bloaz ha tri-ugent.

    An eñvor anezañ n’eo ket bet kollet nag e Kemper, nag e Sant-Nouga, hag e iliz-veur Kemper e teu c’hoaz koulz lavared bemdez tud da zigas bara evid ar re baour dirag delwenn an hini a vez greet anezañ Santig Du, peogwir eo bet livet e du e zae c’hriz ! ’Doug kleñved-red ar C’hovid-19, ez-eus bet en on touez meur a zantig-du hag o-deus roet o amzer, o aket hag o c’harantez da glask savetei ha d’an nebeuta kalonekaad ar re a zo bet taget gand ar c’hleñved. Mousc’hoarz laouen ar breur Yannig a lavar deom e c’hell eur bann-heol treuzi ar gwasa teñvalijenn. (Diwar Santig Du, Visant Favé)


    Yannig

    «Pourquoi es-tu si pauvrement vêtu ?» demandait-on au frère Yannig. Et il répondait : «Parce que je suis le moindre des frères.» En 1316 le frère Yannig, originaire de Saint-Vougay, avait quitté la paroisse de Saint-Grégoire à Rennes, dont il avait été le recteur pendant treize ans, pour devenir frère franciscain à Quimper. Il ne possédait rien, et n’était qu’un pauvre homme venant frapper à la porte d’un couvent pour demander à être reçu dans l’ordre. Le coeur de Jean était ouvert à tous, plus particulièrement aux pauvres, les cacous (lépreux) qu’il allait voir presque tous les jours. Il était généreux et prêt à donner tout ce qu’il avait. Il allait souvent quêter pour les pauvres. Après la guerre entre Charles de Blois et Jean de Montfort qui frappa la ville de Quimper en 1344-1345, voici la famine qui sévit sans pitié en 1346, et le frère Jean «sans souliers» de parcourir les rues : «Il y a des gens sur le point de mourir de faim, venez à leur aide !» Il est trop lourd le sac de Yannig, mais plus il est lourd et plus il se réjouit. La soupe est en train de bouillir dans une grande marmite et Jean est à faire du feu. Un jour il servit ainsi la soupe à un millier de personnes.

    Au mois d’aôut 1349, pire encore : la peste s’abat sur Quimper. Yannig n’arrête pas. Il parcourt les rues, il va de maison en maison, chez les plus pauvres, ceux qui sont les premiers atteints, cela se comprend facilement. Le voilà au chevet des moribonds; il les confesse et les réconforte à leur dernière heure... et les ensevelit après leur mort. Le frère Jean est là, avec ses larmes, ses prières et son amour. Cela fait trente trois ans qu’il est ainsi, répandant sur la ville de Quimper le manteau de sa charité. Mais à la fin, la peste vint à bout de lui. Un jour la maladie l’atteignit pour de bon. En retournant au Couvent, il était mort de fatigue. Le frère Jean pria jusqu’à son dernier souffle, et son âme quitta son corps le 15 décembre 1349. Yannig de Saint-Vougay avait 69 ans.

    Son souvenir ne s’est perdu ni à Quimper, ni à Saint-Vougay, et à la cathédrale de Quimper des gens viennent encore pratiquement chaque jour apporter du pain pour les pauvres devant la statue de celui qu’on appelle le petit saint noir parce que sa bure grise a été peinte en noir ! Au cours de l’épidémie de Covid-19, il y a eu parmi nous bien des Santig-Du qui ont donné leur temps, leur soin et leur amour pour sauver et au moins encourager ceux qui ont été atteints par la maladie. Le sourire joyeux du frère Jean nous dit qu’un rayon de soleil peut traverser la pire obscurité. (D’après Santig Du par Visant Seité)


     Tad Job an Irien

  • Nouvelle édition de Muzikou Kantikou Brezoneg

    Nouvelle édition de Muzikou Kantikou Brezoneg bannière Minihi

    Projet pour les éditions du Minihi Levenez :
    Une nouvelle édition, revue et corrigée.
    Augmentée  des refrains en breton des psaumes des trois années liturgiques (A, B et C) et de nouveaux cantiques.

    Une souscription sera proposée dans les semaines à venir
    Pour plus d'informations, contacter le Minihi-Levenez
    29800 Tréflévénez
    02 98 25 17 66

     

  • Ar Zalmou war ar rouedad

    Pedenn an deiz GF 1Ema bremañ meur a zalm war ar rouedad, war lehienn eskopti Kemper ha Leon. War ar bajenn digerri e ranker klika war "Feiz" > "Salmou".

    Ar 97 salm kinniget a zo tennet euz al leor “Pedenn an deiz”, embannet e 1988 gand Minihi Levenez. Eun droidigez evid al liderez eo.

    Emichañs e vo gelled kinnig an oll zalmou e brezoneg dizale.

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