N’an neus ket eur Zant, evel Zant Erwan

La dévotion à saint Yves s’exprime par plusieurs cantiques bretons, dont le plus célèbre est le N’an neus ket en Breiz ou Kantik Zant Erwan, composé en 1883 sur la mélodie de Lez Breiz, un des chants du Barzaz Breiz, le célèbre recueil de chants, paroles et musiques, recueillis dans la partie bretonnante de la Bretagne au XIXe siècle par le celtisant Théodore Hersart de La Villemarqué (1815-1895).

Cet air, qui est très populaire en Bretagne, a d’ailleurs été repris dans d’autres cantiques, y compris en langue française. Il suffit de mentionner Eürus an hini a garo Doue (Heureux celui qui aimera Dieu), Avel hun tadeu ni vou tud a fé (cantique vannetais : Comme nos pères nous serons hommes de foi) ou, en français, Reine de l’Arvor, nous te saluons :

Reine de l’Arvor, nous venons vers toi,
Mère des Bretons, garde notre foi (bis).

L’auteur de ce Kantik Zant Erwan était un vicaire de la cathédrale de Tréguier, l’abbé Jean-François Le Pon [1]. Né à Plourivo (près de Paimpol) en 1848, ordonné prêtre en 1874, il fut d’abord professeur au petit séminaire de Tréguier, avant d’être nommé en 1883 vicaire à la cathédrale (et plus tard, en 1890, chanoine et recteur de Plougrescant où il décèdera en 1898). C’est cette même année 1883 qu’il composa un nouveau cantique en l’honneur du grand saint trégorois, avec plusieurs couplets évoquant le projet de restauration du tombeau de saint-Yves (détruit par les soldats de la Révolution en 1794).

Parlant des fêtes de l’inauguration en 1890 du nouveau tombeau érigé à saint Yves dans la cathédrale de Tréguier, le célèbre écrivain breton Anatole Le Braz mentionnait avec quel enthousiasme la foule des fidèles chantait ce cantique composé quelques années plus tôt : « Ce cantique de saint Yves, entonné à tue-tête par plus de cinq mille voix, montait en une clameur formidable et roulait au loin comme un hymne de guerre. » Car s’il faut bien constater la faible valeur poétique et « le contenu doctrinal si mince » des versets, sa mélodie, reprise d’une vieille complainte guerrière, lui donne finalement « des allures de chant national breton » (Fañch Morvannou).

En voici les premières paroles (car il y a 32 couplets !) avec leur traduction en français :

KANTIK ZANT ERWAN

Diskan : N’an neus ket en Breiz, N’an neus ket unan,
N’an neus ket eur Zant, evel Zant Erwan (Diou wech)

1. ’Neus ket en Argoad, na mui en Arvor,
Kouls ha Zant Erwan, ’vit an dud a vor.

2. Nan n’eus ket er vro, dre-holl e lerer,
Hag a ve ken mat ’vit al labourer.

3. ’Neus ket kaerroc’h skouerd’an dud a lezenn,
Evit zant Erwan, skouer ar velein.

4.  Ha d’ar bevien gaez, ha d’an dud a boan,
N’an neus ket gwelloc’h evit zant Erwan.

5. ’Neus ket eur chapel, hen beder enni,
Gant mui a galon ’vit er Vinihi.

CANTIQUE À SAINT YVES

Refrain : Il n’y a pas en Bretagne, il n’y en a pas un,
Il n’y a pas un saint comparable à Saint Yves (bis).

1.  Il n’y a pas dans l’Argoat, pas davantage dans l’Arvor,
Pareil (d’aussi bon saint) que saint Yves pour les gens de mer.

2. Il n’y a pas dans le pays, partout on le dit,
D’aussi bon que lui pour le cultivateur.

3. Il n’y a pas de plus bel exemple pour les hommes de loi,
Que saint Yves, le modèle des prêtres.

4. Et pour les pauvres gens, et tous les gens qui peinent,
Il n’y a pas meilleur que saint Yves.

5. Il n’y a pas de chapelle où on le prie,
Avec plus de cœur qu’à Minihy.

Son premier couplet, qui sert de refrain, est répété à l’envi pendant la longue procession du pardon. « C’est lancinant, mais nullement lassant, apaisant au contraire » (Fañch Morvannou). Les trente-et-un couplets suivants racontent la vie de saint Yves, et exaltent sa supériorité sur tous les autres saints bretons !

On observe que les paroles d’origine du premier verset étaient : N’an eus ket en Breiz, N’an neus ket unan... Or N’an eus ket (variante ortographique : Nan eus ket), que l’on peut abréger en N’eus ket, veut dire « Il n’y a pas ». ce qui donne la traduction : « Il n’y a pas en Bretagne, il n’y en a pas un, il n’y a pas un saint comme Saint Yves ». Plus tard Nan eus ket a été mal compris et graphié Nann, n’eus ket, « Non, il n’y a pas » (comme dans le Kantigou brezonek du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier de 1934, ou le Kantikou brezonek du diocèse de Quimper et de Léon de 1942), ce qui accentue légèrement le sens du refrain : « Non, il n'y a pas en Bretagne, non, il n'y en a pas un. Non, il n'y a pas un saint comme Saint Yves ».

Les couplets ont été retouchés à plusieurs reprises, d’abord en 1890 par l’abbé Jean Le Pon pour l’inauguration du nouveau tombeau, puis en 1905, et ensuite entre 1919 et 1924 par l’abbé Julien Clisson (1883-1945), un autre vicaire de la cathédrale de Tréguier, qui ajoutera de nouveaux couplets.

Les autres cantiques à Monsieur Saint Yves

Le Recueil de cantiques bretons à saint Yves (1958) compte huit pièces, dont six en breton : on les chante presque toutes le jour du grand pardon de Saint Yves à Tréguier [2].

En effet, à Tréguier, la période de 1883 à 1905 fut féconde en nouveaux cantiques à saint Yves, reléguant dans l’oubli les vieilles complaintes ou gwerziou composées jadis en l’honneur de sant Erwan. L’abbé Pierre France, dans son étude sur saint Yves, sa vie et son temps, écrivait à leur propos : « Ces guerz n’ont pas tous l’entrain et la poésie de ceux que produit chaque année un barde dévot et bien inspiré. Tout le monde le connaît, bien qu’il ne dise point son nom. M. l’abbé Le Pon a fait chanter saint Yves sur tous les chemins de Tréguier et de Goëllo, le long du rivage et à travers les plaines de l’Arvor. Il ne fera pas oublier cependant, et telle n’est point son intention du reste, ces autres guerz déjà anciens, où l’on rapporte tout au long, soit la vie, soit quelques miracles éclatants ou des bienfaits reçus par l’entremise du saint, et qui gravent dans la mémoire notre saint compatriote, tel que nos ancêtres l’ont connu » [3].

Outre le désormais célèbre Kantik Zant Erwan, l’abbé Jean Le Pon écrivit également le cantique Pan eo hirie ho pardon, sant Ervoan vinniget – qui ouvre traditionnellement la messe solennelle du pardon à la cathédrale – sur l’air du célèbre cantique vannetais de Quelven (Itron Varia Kelven, en Guern ; grand pardon le 15 août), avec quelques changements de notes, les mêmes que pour le cantique de Notre-Dame du Folgoët qui en a également repris la mélodie. En voici le refrain (orthographe modernisée) :

Pan eo hirie [4] ho pardon, sant Erwan venniget
Pedit evit ho proiz, evit ar Vretoned :
Hirie an holl Vretoned ho ped ha galon vat ;
Roit deze aotrou sant Erwan, roit deze-holl o mennad.
(Puisque c’est aujourd’hui votre pardon, saint Yves béni,
Priez pour vos compatriotes, priez pour les Bretons
Aujourd’hui tous les Bretons vous prient de bon cœur ;
Donnez-leur monsieur saint Yves, donnez-leur-à-tous ce qu’ils désirent).

L’abbé Le Pon écrivit encore en français le cantique Saint Yves, notre Père, sur l’air traditionnel Intron Santez Anna (connu en français sous le titre Sainte Anne ô Bonne Mère), et pour le refrain, en reprenant les paroles du cantique à Sainte Anne :

Saint Yves, notre Père, Toi que nous implorons,
Reçois notre prière, Et bénis tes bretons.

C’est à la même époque [5] que fut éditée la Guerz koz zant Ervoan, c’est-à-dire la « Vieille complainte de saint Yves ». Tout au long de ses 52 couplets, cette gwerz narre la vie, les pénitences et bien sûr les miracles de Monsieur Saint Yves, comme étudiant puis juge, avocat, recteur de paroisse, ami des pauvres… En voici le refrain :

Aotrou Sant Erwan ni ho ped, Er vuhez-mañ hon sikouret
Da heuilh ervat ho vertuziou, Ha da vont eun deiz d’an Neñvou.
(Monsieur Saint Yves nous vous prions, En cette vie aidez-nous
À bien imiter vos vertus, et à aller un jour aux Cieux).

De nouvelles paroles furent plus tard données à ce cantique par un père jésuite (la signature ne comporte que les initiales J.B, sous lesquelles on peut reconnaître le R.P. Jean Bourdoulous, 1855-1915, auteurs de nombreux cantiques bretons), sous le titre Kantik nevez en Enor da Sant Erwan :

Pedomp, pedomp a greiz kalon, Pedomp Sant Erwan hon faeron,
Ma vo bepred hon alvokad Dirak hon Salver hag e Dad.
(Prions, prions de tout cœur, Prions saint Yves notre patron,
Qu’il soit toujours notre avocat Devant notre Sauveur et son Père).

Le Recueil de cantiques bretons à saint Yves donne encore d’autres cantiques bretons, comme Kannen en Enor da sant Erwan (cantique en l’honneur de saint Yves) [6] (cliquer ici pour écouter la mélodie sur Youtube) :

Aotrou Sant Erwan venniget, Enor ha sikour hon bro,
An neb ho ped en deus bepred Eun difenner en Neñvou.
(Monsieur Saint Yves béni, Honneur et secours de notre pays,
Celui qui vous prie a toujours Un défenseur dans les Cieux).

Ou encore Breiz-Izel da Sant Erwan (La Basse-Bretagne à Saint Yves), écrit dans les années 1930 – époque où le breton était davantage parlé à Tréguier que le français – par l’abbé Louis Mahé, vicaire à Tréguier, sur l’air traditionnel N’an eus ket en Breiz :

Aotrou Sant Erwan, klevit hon fedenn.
Eus lein an Neñvou roit dimp hon goulenn (Diou wech).
(Monsieur Saint Yves, écoutez nos prières,
Du haut des Cieux donnez-nous notre demande (bis))

Autre cantique en langue française, mais sur la mélodie du cantique Salud d’eoc’h, iliz ma farrouz, très populaire en Trégor et en haute Cornouaille : Saint Yves, entendez nos prières. Écrit en 1953 pour le septième centenaire de la naissance de saint Yves, il a toujours – grâce à sa mélodie bretonne – les faveurs des pèlerins lors du grand pardon :

Saint Yves, entendez nos prières,
Montrez que vous restez encor,
Tout comme au vieux temps de nos pères,
Le plus grand des Patrons d’Arvor.

Beaucoup plus récent, l’« Hymne à saint Yves » a été écrit en 2005 ou 2006 par Mme Marie-Antoinette Noury (de Nantes), sur la mélodie de Quis Poli Sedem, une hymne tiré de l’ancien Propre du diocèse de Tréguier (1769) : « Quis poli sedem dotus intrat hospes / Et ciet festos super astra plausus ? / Nempè se reddit socium supernis / Civibus Yvo. » (Quel nouvel habitant entre dans le royaume des cieux, et provoque ces chants de triomphe au-dessus des astres ? C’est Yves qui va rejoindre au ciel ses compagnons de gloire).

Selon Serge Kerrien, diacre du diocèse de Saint-Brieuc-Tréguier et conseiller pastoral au SNPLS, sa musique est « typique des grandes proses des cathédrales souvent composées à partir du XIVe siècle ».

En voici le premier couplet :

Joie de l’Église, bien aimé saint Yves,
Père des pauvres, maître de justice,
Que ta mémoire plaide l’espérance
Au cœur du monde !

* * *

Tréguier n’est pas seul à chanter saint Yves, que ce soit en breton ou en en français. Ainsi, les paroisses de Bubry et Lignol dans le diocèse de Vannes honorent Sant Iouan (c’est ainsi qu’il est appelé du côté de Plouay) par le cantique Kañnen én inour de sant Iouan beniget, chanté sur l’air de Ni hou salud, stirenn er mor.

Aotrou Sant Iouan benniget, a lein an néañv or sekouret.
O patrom lan a garanté, kleùet pedenn ho pugalé.
(Monsieur Saint Yves béni, du haut du ciel aidez-nous.
O patron plein d’amour, entendez la prière de vos enfants).

Notons encore qu’à une quinzaine de kilomètres de Bubry, la paroisse de Plouray a son propre cantique : Guerz Sant Iouan, patrom parréz Plouré (Complainte à saint Yves, patron de la paroisse de Plouray) composé en 1913. Et à Priziac (près du Faouët), où Yves se dit Even, on trouve également un cantique local en son honneur : Cantic én inour de sant Even, daté de 1882, sur un ton anuet, c’est-à-dire anavezet, « connu » !

P. Hervé Queinnec

Notes :
[1] Cet article s’appuie largement sur le travail de Fañch Morvannou, « Les cantiques de saint Yves », dans Saint Yves et les Bretons. Culte, images, mémoire (1303-2003), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2004, p. 295-305. Du même auteur, voir aussi Kanennoù ar feiz. Les chants de la foi, Paris, éditions du Layeur / Notre Histoire, 1998, p. 37-39.
[2]  Les paroles, traductions et partitions de certains de ces cantiques peuvent être consultées sur le site https://fonds-saintyves.fr/categorie/prier-avec-saint-yves/cantiques-a-saint-yves/.
[3]  Abbé Pierre France, Saint Yves : Étude sur sa vie et son temps, Saint-Brieuc, impr. René Prud’homme, 1re éd. 1888, p. 268-269 ; 2e éd. 1893, p. 234.
[4] Le mot « aujourd’hui » s’écrit et se prononce de différentes manières en breton, selon les « pays » : hirio, hirie, hizio, hiziv, hiriu, hinio… (mais dans la prière du Notre Père en breton, il se prononce toujours /hirio/, même quand on l'écrit hiriv ou encore hiziv).
[5] François Duine, Inventaire liturgique de l’hagiographie bretonne, Paris, E. Champion, 1922, p. 276.
[6] Sur l’air O ma ene kanomp bemdez, selon le livret Saint Yves – Sant Erwan (Runan, Impressions du Trieux, s.d.), p. 20. Les mélodies de Aotrou sant Erwan Binniget et de O ma ene kanomp bemdez sont pourtant différentes, si l’on se réfère au Kantigou brezonek Eskopti Sant-Brieg ha Landreger de 1934 : voir nos 79 p. 95, et 39 p. 44.

Le blog "Feiz ha sevenadur"

  • Réflexion du Père Job An Irien : Euz petra on-eus aon ? / De quoi avons-nous peur ?

    Euz petra on-eus aon ? Job2019

    Euz a belec’h eo deuet ar seurt aon-ze, a zo en em zilet en or spered abaoe eun nebeud miziou ? Santoud a reem mad e oa eun dra bennag ha ne ’zae ket mad e istor ar bed, ha ne ouiem ket petra. Re vrao oa deuet ar vuez da veza, peogwir e welem euz an eil boavez d’egile ar vuez o hirraad, hag an dud a gant vloaz o tond da veza niverusoc’h niverusa. Kredet on-noa en eun araokadenn heb fin peogwir on-noa pelleet diouz or broiou ar brezel hag an naonegez. War ar mêz e kreske an atañchou muioc’h-mui... Lod tud o-doa sonet ar c’hloc’h-galv koulskoude, peogwir o-doa santet araog ar re all e vedom war eun hent-dall, med n’int ket bet selaouet. Goulenn a raent cheñch hent, med perag cheñch hent pa ’z-eo ken brao an hent a ’z-eom gantañ... Hag eo c’hoarvezet ar C’hovid-19. ’Vel eun taol kurun en or bed digatar, ha neuze eo bet dizoloet on aon kuz, eun aon hag a oa o voudinellaad en or skouarn abaoe pell, eun aon ha ne felle ket deom kleved.

    Mastaret on-eus boul ar bed ha mall eo deom kempenn anezi. N’om ket re ziwezad ma fell deom cheñch on doareou da implij pinvidigeziou ar bed ha da ranna anezo evid gwella mad an oll. An taniou-gwall er Siberi a lavar deom n’on-eus ket amzer da goll. An digoada en Amazonia, ouspenn laerez o boued digand an dud a vev eno, a vir ouz ar bed da denna e alan. Implij ar glaou ha dreist-oll implij divuzul an eoul-douar evid on energiez hag ar plastik ne reont nemed gwasaad stad or bed...

    Evid ar wech kenta marteze euz on istor on-eus aon euz an amzer da zond. Teñval eo an oabl dirazom. Eun araokadenn ha ne lak ket an den hag an doujañs evid an natur da genta ne gas nemed a-benn d’ar voger. N’eo ket eun araokadenn wirion peogwir e tigas ganti falc’h ar maro. Goud a ouezom hirio e c’hell pep hini ahanom ober eun dra bennag evid savetei an amzer da zond. Douarou a vo kollet, inizi a vo beuzet ha poblou a ranko dilezel o bro ma ne reom ket amañ ar pez a c’hellom. Na lezom ket an aon-kuz d’or seiza, rag oll asamblez on-eus ar garg euz or bed, hag ar pez a reom en on lec’h deom-ni a zo a-bouez evid ar bed a-bez.


    De quoi avons-nous peur ?

    D’où est venue cette sorte de peur qui s’est insinuée dans notre esprit depuis quelques mois ? Nous sentions bien qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas bien dans l’histoire de notre monde, et nous ne savions pas quoi. La vie était devenue trop belle, puisque nous la voyions d’une année sur l’autre s’allonger, et que les gens de cent ans devenaient de plus en plus nombreux. Nous avions cru en un progrès sans fin, puisque nous avions écarté de nos pays la guerre et la famine. Dans les campagnes les fermes s’agrandissaient de plus en plus... Certains avaient pourtant sonné le tocsin, parce qu’ils avaient ressenti avant les autres que nous allions vers une impasse, mais ils n’ont pas été écoutés. Ils demandaient de changer de direction, mais pourquoi changer de direction quand est si belle la route que l’on suit... Et le Covid-19 est arrivé. Comme un coup de tonnerre dans notre ciel sans nuages, et nous avons alors découvert notre peur cachée, une peur qui bourdonnait à nos oreilles depuis longtemps, une peur que nous ne voulions pas entendre.

    Nous avons sali notre globe, et il est plus que temps de le réparer. Nous ne sommes pas trop tard si nous voulons changer nos manières d’utiliser les richesses du monde et les partager pour le meilleur bien de tous. Les incendies en Sibérie nous disent que nous n’avons pas de temps à perdre. La déforestation de l’Amazonie, en plus de voler leur nourriture aux gens qui y vivent, empêche notre monde de respirer. L’utilisation du charbon et surtout l’utilisation démesurée du pétrole pour notre énergie et le plastique ne font qu’empirer l’état de notre monde...

    Pour la première fois peut-être de l’histoire de notre monde, nous avons peur de l’avenir. Le ciel est sombre devant nous. Un progrès qui ne met pas l’homme et le respect de la nature en premier ne conduit que dans le mur. Ce n’est pas un vrai progrès puisqu’il apporte avec lui la faux de la mort. Nous savons aujourd’hui que chacun de nous peut quelque chose pour sauver l’avenir. Des terres seront perdues, des îles seront noyées et des peuples devront abandonner leur pays si nous ne faisons pas ici ce que nous pouvons. Ne laissons pas la peur cachée nous paralyser, car tous ensemble nous sommes responsables de notre monde et ce que nous faisons en notre lieu est important pour le monde entier.


     Tad Job an Irien

  • Nouvelle édition de Muzikou Kantikou Brezoneg

    Nouvelle édition de Muzikou Kantikou Brezoneg bannière Minihi

    Projet pour les éditions du Minihi Levenez :
    Une nouvelle édition, revue et corrigée.
    Augmentée  des refrains en breton des psaumes des trois années liturgiques (A, B et C) et de nouveaux cantiques.

    Une souscription sera proposée dans les semaines à venir
    Pour plus d'informations, contacter le Minihi-Levenez
    29800 Tréflévénez
    02 98 25 17 66

     

  • Ar Zalmou war ar rouedad

    Pedenn an deiz GF 1Ema bremañ meur a zalm war ar rouedad, war lehienn eskopti Kemper ha Leon. War ar bajenn digerri e ranker klika war "Feiz" > "Salmou".

    Ar 97 salm kinniget a zo tennet euz al leor “Pedenn an deiz”, embannet e 1988 gand Minihi Levenez. Eun droidigez evid al liderez eo.

    Emichañs e vo gelled kinnig an oll zalmou e brezoneg dizale.

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