Dom Michel Le Nobletz


Michel Le Nobletz est une figure majeure de l’histoire du diocèse de Quimper et Léon. Né à Plouguerneau en 1577, il est ordonné prêtre en 1607 pour le diocèse de Léon après de brillantes études de théologie. Dès 1608, il missionne dans le diocèse de Tréguier et de Léon à partir de Morlaix puis du Conquet, avant d’aller en Cornouaille, d’abord à Quimper en 1614, puis à Douarnenez de 1607 à 1640.
Catéchiste, théologien, directeur spirituel, prédicateur de missions paroissiales, il invente l’usage de “cartes peintes” pour illustrer sa prédication, et fait chanter des kantikou exprimant en breton la doctrine chrétienne et les maximes de l’Evangile. Il revint en 1640 au Conquet, où il mourut le 5 mai 1652, à l’âge de 75 ans, entouré d’une renommée de sainteté et d’une vénération qui n’a jamais cessé.
Son procès de béatification est toujours en cours.

 

>> Cantilène de Dom Mikael. 12 chants en l’honneur de dom Michel Le Nobletz

>>  Vient de paraître aux éditions Locus Solus (mars 2018) : Taolennoù. Michel le Nobletz. Tableaux de mission

>> Vient de paraître aux éditions du CRBC (octobre 2018) : Michel Le Nobletz : Mystique et société en Bretagne au XVIIe siècle

>>  Le catéchisme mystique de dom Michel Le Nobletz. Article dans la revue Christus de janvier 2019

 

 SA VIE :


Michel Le Nobletz naquit le 29 septembre 1577 au manoir de Kerodern en la paroisse de Plouguerneau. Après ses études chez les jésuites à Bordeaux et Agen, puis à la Sorbonne à Paris, il reçut la prêtrise en 1607. De retour à Plouguerneau, il se retira pendant une année complète dans une cellule qu’il se fit édifier dans les rochers sur la plage de Trémenech et y mena une vie austère. Il prit alors la décision d’être missionnaire, prenant pour devise ces paroles de Saint Paul : "Vae mihi, si non evangelizavero ! ("Malheur à moi, si je ne prêche l’Evangile")

Il entreprit des missions dans les évêchés de Tréguier et de Léon, se rendant aussi dans les îles d’Ouessant, de Molène et de Batz, avant de partir pour la Cornouaille en 1614. Il s’installa d’abord à Quimper, où il acheta une petite maison à la Terre-au-Duc ; il prêchait à l’église Saint-Mathieu tous les dimanches et jours de fête, et y assurait le catéchisme. De Quimper, il partait prêcher des missions : au Faou, à Concarneau, Pont-l’Abbé, Audierne, l’Ile de Sein… Nommé recteur de Meilars, il résigna sa charge au bout de quelques mois pour venir s’établir en mai 1617 à Douarnenez, qui n’était alors qu’un quartier de la paroisse de Ploaré.

Pendant vingt-trois ans, il catéchise les fidèles, visite pauvres et malades, développe des méthodes pédagogiques nouvelles, écrit de nombreux cantiques bretons que la tradition a conservés, et pour illustrer sa prédication, il invente l’usage de cartes peintes – qui préfigurent les taolennou ou tableaux de mission. Avec lui, Douarnenez devient un lieu de vie chrétienne fervente. 

Il revint en 1640 dans le diocèse de Léon, au Conquet, où il passa les douze dernières années de sa vie, et reçut en 1651 ou 1652 les stigmates de la Passion du Sauveur, au terme d’une vie toute donnée à Dieu et à ses frères. Il mourut au Conquet, le 5 mai 1652, à l’âge de 75 ans.

Surnommé "ar beleg foll" par certains, dom Michel Le Nobletz fut au début du XVIIe siècle le premier et l’un des plus vigoureux missionnaires de la Réforme catholique en Basse-Bretagne. Dom Michel Le Nobletz a écrit un journal de ses missions dont on peut lire quelques fragments dans sa vie publiée en 1666 par le Père Antoine Verjus (La Vie de Monsieur Le Nobletz Prestre et Missionnaire de Bretagne). Son œuvre fut poursuivie et développée par le bienheureux Julien Maunoir (1606-1683) (béatifié le 20 mai 1951).

>> Vidéo : Vie de Michel Le Nobletz, itinéraire d'un Breton, prêtre et missionnaire (9 mn)

 

>> La procédure de béatification

>> Prière pour obtenir la béatification

>> Quelques événements autour de Dom Michel en 2014, pour commémorer la reconnaissance par Rome, le 13 décembre 1913, de l’héroïcité de ses vertus

>> Evénements autour de Dom Michel en 2017, pour commémorer son arrivée en 1617 à Douarnenez