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Vivre un synode : qu’est-ce que ça change ?

Où en est-on de la mission de l’Église dans le diocèse de Saint Brieuc et Tréguier
(par Mgr Denis MOUTEL, 12 janvier 2020, au Centre Missionnaire Saint-Jacques)

Du 8 décembre 2015 au 4 juin 2017, le diocèse Saint-Brieuc et Tréguier a vécu un synode diocésain dont le thème – combien évocateur – était : « Choisir l’espérance ». Le 12 janvier 2020, soit trois ans après, Mgr Moutel a accepté d’offrir, lors d’une conférence au Centre Missionnaire Saint-Jacques, une relecture et une évaluation de ce grand événement ecclésial déterminant dans la vie de son diocèse.
Mgr MOUTEL a d’abord expliqué qu’un synode diocésain est régi par des normes canoniques précises, exigeant la présence d’un ensemble de personnes impliquées à des degrés divers dans la vie et la mission de la communauté ecclésiale donnée. La tenue d’un synode s’inscrit dans la continuité d’une histoire qu’il prolonge et actualise, dans un esprit de fidélité et de cohérence, dans la quête de réponses adaptées aux défis actuels et futurs. Une assemblée synodale est avant tout un événement liturgique, où l’on se met à l’écoute de la Parole de Dieu, lumière de tout authentique discernement et source de toute espérance.
Très significatif, le thème « Choisir l’espérance » mettait déjà l’emphase sur la manière positive avec laquelle la réalité diocésaine est regardée avec ses défis et ses opportunités.
Dès ses premiers mots, Mgr Moutel a montré que cette espérance s’est fondée, durant tout le synode, sur des signes palpables manifestés particulièrement dans la collaboration de personnes de différence d’âge et de diverses tendances sociales et politiques, à avoir répondu massivement à son appel pour créer des équipes synodales (On en a dénombré 1000).
Une assemblée synodale de 300 membres a été constituée, avec un équilibre hommes-femmes, réunissant des compétences diverses. Assisté par le théologien, le Père Gérard Le Stang, ce synode diocésain a offert l’occasion d’une relecture de l’expérience spirituelle du diocèse, d’un regard attentif au monde, avec ses joies et ses souffrances. Un compte-rendu de 12.000 pages permet de garder mémoire de tout ce vécu et de tout ce dynamisme synodal.
Ce synode aura permis de fixer de grandes orientations pour le diocèse, publiées dans les Actes du synode réunis en quatre thématiques : « Témoigner, porter l’espérance chrétienne ; Aller à la source ; Former des communautés chrétiennes missionnaires ; servir les personnes ».
Mgr Moutel a insisté sur un aspect particulier de ce qui a été vécu au synode et qui touche au plus haut point la Société des Prêtres de Saint-Jacques. Il s’agit de la mission universelle de l’Église. Le synode n’aura pas fait oublier cet aspect si important que nous sommes liés les uns autres dans la planète, et reliés à toutes les Églises.  D’ailleurs, insiste-t-il, l’évêque est toujours considéré non pas comme le successeur de son prédécesseur, mais comme celui des Apôtres. Dès lors, il porte le souci de toutes les autres églises diocésaines.
Dans un second temps, Mgr Moutel a évalué le fruit du Synode, en reprenant le thème retenu pour la conférence : « Vivre un synode, qu’est-ce que ça change ? ». Il a mis en évidence la joie du synode née de la surprise : celle de recevoir plus que ce qui avait été espéré, celle d’une surabondance grâce, celle d’un incroyable rendement.
Il ne gomme certes pas des insatisfactions dont font part diverses personnes, des résistances diverses, qui obligent à poursuivre la quête de solutions appropriées, il note la satisfaction des personnes qui se sont retrouvées dans la synthèse présentée du synode.  Il note aussi l’écoute réciproque dans son diocèse entre le peuple de Dieu et les Responsables institutionnels, le partage de la Parole de Dieu en petite équipe, le renouvellement de la forme des conseils diocésains, la création du Conseil Missionnaire diocésain, une assemblée diocésaine annuelle, la mise en œuvre progressive des lois synodales, etc.
Par rapport aux frustrations et aux résistances, l’évêque souligne les efforts qui sont consentis pour permettre un réel dialogue au niveau de son diocèse, pour tenir compte des limites, pour accueillir les différences et les divergences avec un vraie conscience diocésaine.
Une attention toute spéciale est accordée aux personnes les plus jeunes, et à la génération des 30-50 ans.
À la troisième partie de sa conférence, Mgr Denis Moutel pose la question du Maintenant et de l’avenir par rapport au synode vécu de 2015 à 2017. En envisage cette étape sous la forme de défis missionnaires, avec une révision prévue de la pratique sacramentaire. Il faudra continuer à chercher comment proposer la foi face à l’ignorance massive et l’indifférence religieuse. Il pense que la curiosité des jeunes d’aujourd’hui à vouloir savoir davantage du Christ est de la foi est un atout considérable.
Face à la déchristianisation et le nombre diminuant de pasteurs, les catholiques doivent continuer à s’approcher des plus pauvres pour les servir. Le rayonnement de la charité, à travers des associations d’Église, est également un atout à faire valoir. Il faudra du point de vue missionnaire que, quelque soit l’âge ou l’histoire personnelle, chacun ait envie de partager sa foi et de la faire connaître. Les Prêtres sont eux-mêmes appelés à reconquérir du temps missionnaire : celui d’aller à la rencontre des personnes en disciples missionnaires.
Il s’agit de témoigner de l’espérance, comme encouragement au nom du Seigneur, de tenir compte de l’attente du salut réel, à distinguer des petites améliorations de notre vie habituelle. Pour cela, il est impératif de prendre conscience que ce qui est donné dans le mystère de la foi, c’est le Sauveur. Tout doit être fait pour faciliter l’accueil de l’amour divin, et qu’il se dilate dans nos cœurs. Notre espérance, insiste-t-il, c’est Jésus, Dieu sauve.
Le synode se vit comme une invitation à l’espérance. Pour cela, au début de chaque journée, tout baptisé est appelé à faire cette prière : Seigneur que veux-tu que je fasse pour toi aujourd’hui ?
Notre espérance est en effet portée par l’acte spirituel du discernement de la volonté de Dieu pour nous. Il faut donc chercher à recevoir de Dieu les indications nécessaires comme la communication d’un but, d’un objectif et d’une finalité à notre existence. Le discernement va ensemble avec disponibilité et esprit de service.  L’espérance repose sur la confiance que Dieu continuera et complètera ce qu’il a commencé.
Les diverses questions posées à l’écrit et l’oral montraient l’intérêt des participants à la conférence pour les propos tenus par Mgr Moutel. Nous avons été ravis par la manière toute simple choisie par l’évêque de Saint-Brieuc et Tréguier de s’adresser au public et surtout de son enthousiasme qui est un authentique lieu d’espérance et de mission.
P. Georgino RAMEAU

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