Dieu, le Riche en miséricorde

Père Jean-Michel Grimaud
Minihi Levenez
n°148, meurz 2016, p. 20-35

« Dieu, le Riche en miséricorde »

par le Père Abbé de Landévennec

Préambule :
Le pape François ouvre la bulle d’indiction du jubilé de la miséricorde par ces mots :
« Jésus-Christ est le visage de la miséricorde du Père ».

Ce Père Riche en Miséricorde selon Eph 2, 4 : « Mais Dieu, qui est riche en miséricorde (ὁ δὲ θεός, πλούσιος ὢν ἐν ἐλέει), à cause du grand amour dont Il nous a aimés », je vous invite à le regarder au travers de la parole de son Fils, Jésus, tout particulièrement dans l’Evangile de Luc, qui est, peut-on dire, l’Evangile de la miséricorde.

Je noterai aussi que le pape ouvre cette année de la miséricorde le 8 décembre en l’anniversaire de la clôture du concile qui s’était ouvert par ces propos du Pape Jean XXIII : « Aujourd’hui, l’épouse du Christ, l’Eglise préfère recourir au remède de la miséricorde plutôt que brandir les armes de la sévérité » et Paul VI en clôture disait que « la règle du concile a été la charité, la vieille histoire du bon samaritain a été le modèle et la règle de la spiritualité du concile ».

Lectio divina à partir de la Parabole du Père et ses deux fils en Luc 15 :

Dieu est riche en miséricorde. Dans l’Evangile de Luc cela apparait dès le début dans le magnificat et le bénédictus ! L’intervention de Dieu se manifeste par sa miséricorde. La miséricorde, c’est l’amour qui rencontre la misère et s’en trouve bouleversée au point d’agir pour en libérer. Elle surgit donc dans une situation de détresse. Cette attitude est au cœur du ministère de Jésus et de son enseignement : « je ne suis pas venu pour les bien portant mais pour les malades ». Aussi est-ce dans le réel de nos vies qu’il nous rejoint. Encore faut-il se reconnaître malade et oser nous présenter devant lui sans cacher nos blessures pour qu’il puisse, tel un bon médecin, nous guérir.

C’est ce qui se passe dans la parabole dite de l’enfant prodigue mais qu’il est préférable d’intituler : « la parabole du Père miséricordieux » car ce père a deux fils et il manifeste sa miséricorde à l’un comme à l’autre.

Elle se trouve au chapitre 15 de l’Evangile selon saint Luc. C’est la troisième d’une série de trois paraboles que Jésus raconte pour répondre aux scribes et aux pharisiens qui lui reprochent de faire bon accueil aux pécheurs et de manger avec eux.

Dans ces trois paraboles, la joie qui est le fruit de la miséricorde accordée, est liée au fait d’avoir retrouvé ce qui était perdu : « Réjouissez-vous avec moi car je l’ai retrouvée ma brebis qui était perdue » ; « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, la pièce de monnaie que j’avais perdue » ; « Ne fallait-il pas se réjouir puisque ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! ». Ainsi la joie de Dieu c’est que personne ne soit perdu, et on va le voir c’est là l’effet de sa miséricorde.

Ce qui apparait, en effet, d’emblée c’est que la miséricorde se manifeste dans une situation de manque, de perte, de crise pourrait-on dire aussi ! Tout ne va pas si bien : une brebis manque à l’appel, le porte-monnaie est vide, un fils s’est séparé de son Père et de son frère provoquant l’inquiétude de l’un et renforçant le raidissement de l’autre.

Sur le chemin qui conduit à la joie d’avoir retrouvé ce qui était perdu, il y a donc une première étape qui consiste à reconnaître et nommer la perte, la crise qui sourde, les effets désastreux du péché. Car Dieu nous rejoint toujours là où nous sommes en vérité, là où nous osons faire la lumière, ce n’est que dans la reconnaissance du réel de notre vie qu’il peut manifester sa miséricorde !

D’où la souffrance de Dieu devant l’endurcissement du cœur, devant le refus de reconnaître sa propre misère ! Car là il ne peut rien faire, il est comme un mendiant qui frappe à la porte de notre cœur... Mais celle-ci reste obstinément fermée. Le fils cadet de la parabole, est dans cette dureté de cœur quand il demande sa part d’héritage puis la dilapide : « Père donne-moi la part de fortune qui me revient » et le Père leur partagea son bien. Peu de jours après, rassemblant tout son avoir, le plus jeune fils partit pour un pays lointain et y dissipa son bien en vivant dans l’inconduite ». Le Père qui est une figure qui représente Dieu, cède à la revendication de son fils mais comment ne pas deviner sa souffrance de se sentir inexistant pour ce dernier. Car demander sa part d’héritage n’est-ce pas une manière de tuer le père, refuser d’être fils ? Plus qu’une question d’argent c’est la qualité du lien qui est touché par cette attitude de rupture.

Le cadet est cependant ramené à la réalité quand après avoir vécu dans l’étourdissement et la fête qui lui ont fait goûter l’illusion de la joie, plutôt que la vraie joie, il se retrouve sans argent, seul, et, tout le laisse deviner, triste : « Quand il eut tout dépensé, une famine sévère survint en cette contrée et il commença à sentir la privation. Il alla se mettre au service d’un des habitants de cette contrée qui l’envoya dans ses champs garder les cochons. Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait ».

C’est alors qu’arrive le point de basculement du récit. Car dans cette situation de misère, toutes illusions étant perdues et enfin confronté à la dure réalité de l’existence, le fils prodigue consent à rentrer en lui-même pour relire son histoire : « Rentrant en lui-même, il se dit : « combien de mercenaires de mon père ont du pain en surabondance et moi je suis ici à périr de faim ! ».

« Rentrer en soi-même » c’est initier un processus inverse de celui qui l’avait éloigné de sa maison familiale : il était sorti, il s’était dissipé, dispersé, éparpillé dans une existence futile et légère qui l’a conduit à l’abîme. Voici qu’il rentre en lui-même, c’est-à-dire, qu’il rassemble ses forces, se ressaisi, retrouve le sens de l’intériorité, retrouve certainement le goût du silence qui permet d’exister, qui permet d’habiter avec soi-même ! On a dit du moine saint Benoît, qu’il était un homme qui habitait avec lui-même, c’est à dire qui ne se dispersait pas car il vivait de la présence de Dieu en lui. C’est beau un homme, une femme qui porte en lui, en elle cette qualité de silence, on pressent qu’ils sont habités par une présence. Saint Augustin raconte que longtemps il avait cherché Dieu au dehors, alors qu’Il était au dedans de lui, mais que c’était lui Augustin qui était au dehors ! Ainsi le fils prodigue rentrant en lui-même se rapproche de Dieu !

Et le constat lucide de sa situation de détresse l’ouvre à la possibilité d’un nouveau départ, fait naître une espérance nouvelle fondée sur la prise de conscience de sa filiation : il n’est pas la source de sa propre vie, elle est un don qu’il a reçu et ne peut envisager son avenir sans référence à ce Père qui la lui a donnée : « je veux partir, et aller vers mon Père » dit-il justement au moment de s’engager sur le chemin du retour.

En être arrivé à envier la nourriture des cochons, montrait à quel point il avait perdu sa dignité humaine et quelle souffrance il pouvait en ressentir ! Aussi, plus que de nourriture il éprouve le besoin de retrouver cette dignité et donc de retisser ce lien filial dont la déchéance lui a fait découvrir le caractère vital qui touche à sa propre identité.

« Je veux partir, aller vers mon Père et lui dire : « Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi ; je ne mérite plus d’être appelé ton fils ». Le « je ne mérite plus d’être appelé ton fils » souligne en creux son désir d’être reconnu dans son statut de fils ! Il fait l’expérience amère de la misère et reconnaît sa responsabilité dans ce processus de déshumanisation où il s’est enfoncé. Autrement dit, il reconnaît son péché car le péché, en son essence même, est ce qui nous déshumanise, ce qui blesse notre identité d’homme et de femme crées à l’image et selon la ressemblance de Dieu. Comment Dieu, notre Père n’en souffrirait pas, lui le premier !

« Il partit donc et s’en alla vers son père ». Dans ce retour vers la maison du Père s’exprime tout le repentir du fils prodigue, son humilité aussi. Sachons reconnaître dans nos retours, la présence et le travail de l’Esprit saint en nous.

En réponse, du côté de son Père la manifestation de son pardon ne se fait pas attendre, tellement il attendait ce moment : « Tandis qu’il était encore loin, son Père l’aperçut ». Ainsi, le Père était comme aux aguets ! Son amour se faisait humble et douloureuse attente, espérance aussi comme le note Péguy : « Mais ce pécheur qui a failli se perdre ; par son départ même et parce qu’il allait manquer à l’appel du soir, il a fait naître la crainte et ainsi il a fait jaillir l’espérance même au cœur de Dieu même, au cœur de Dieu même, au cœur de Jésus, le tremblement de la crainte et le frisson, le frémissement de l’espérance. Par cette brebis égarée Jésus a connu la crainte dans l’amour » (Le Porche du mystère de la deuxième vertu).

« Et il fut pris de pitié ; il courut se jeter à son cou et l’embrassa tendrement ». Le Père a une perception aiguë de ce que vit son fils. Le désir d’inclure ce cadet, du plus loin qu’il l’aperçoit est à la mesure compatissante de l’exclusion et de la solitude mortifère dans laquelle est tombé ce dernier : « mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé » s’exclamera le Père à la fin du récit.

Pour l’instant il voit ce fils revenir et il est pris de pitié, littéralement, à partir du texte grec on devrait dire il est « saisi aux entrailles ». Dans l’évangile selon Luc, ce sentiment se retrouve en deux autres endroits : au chapitre 7 en Jésus qui rencontre la veuve de Naïm endeuillée par la mort de son enfant unique, puis au chapitre 10 dans le bon Samaritain voyant l’homme abandonné au bord du chemin. Ainsi, si sous la figure du Samaritain et celle du Père du prodigue on sait reconnaître le Seigneur, c’est toujours Dieu qui, devant la misère humaine, est « saisi aux entrailles », bouleversé par la détresse humaine et manifeste alors sa miséricorde ! La miséricorde apparaît ainsi comme un attribut de Dieu. Au livre de l’Exode le Seigneur s’était manifesté à Moïse pour en faire le libérateur d’Israël, parce qu’il avait vu la misère de son peuple :

« J’ai vu, j’ai vu la misère de mon peuple,
j’ai entendu son cri devant ses oppresseurs,
oui je connais ses angoisses.
Je suis descendu pour le délivrer de la main des égyptiens
et le faire monter de la terre d’Egypte ».

De son côté le prophète Isaïe avait autrefois comparé l’amour de Dieu pour son peuple à un amour maternel : « Une femme oublierait-elle son petit enfant, est-elle sans pitié pour le fils de ses entrailles ? Même si les femmes oubliaient, moi je ne t’oublierai pas » (ls 49, 14-15).

Dans une lettre de juillet 1906, Elisabeth de la Trinité, carmélite à Dijon, écrit ces mots à sa sœur Marguerite qui se plaint de son peu de ferveur : « Il t’aime aujourd’hui comme Il t’aimait hier, comme Il t’aimera demain. Même si tu Lui as fait de la peine, rappelle-toi qu’un abîme appelle un autre abîme, et que l’abîme de ta misère, petite Guite, attire l’abîme de sa miséricorde » (L 298).

« Le Père couru se jeter à son cou et l’embrassa tendrement... Il dit à ses serviteurs, Vite apportez la plus belle robe et l’en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures aux pieds. Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ».

Le Père tout à sa joie de l’avoir retrouvé, ne donne même pas à son fils le temps d’exprimer son repentir ! Telle est la délicatesse de Dieu, que jamais il ne nous fait sentir notre misère, ne pose sur nous un regard qui juge et humilie. Le regard de Dieu sur nous est un regard innocent, un regard qui aime et qui sauve. Heureux sommes-nous s’il nous arrive de croiser sur notre route un regard qui nous sauve et nous libère du poids de notre vie ! Le père débarrasse son fils de tous ses oripeaux et le revêt de vêtements festifs. Toutes les traces de ses mésaventures sont comme effacées sous ses nouveaux habits. Voilà ce que fait un amour plein de miséricorde. « Tu as jeté derrière toi tous mes péchés » s’exclamait déjà le Prophète Isaïe (38,17). Avoir foi en Dieu c’est croire en un Dieu qui pardonne.

Le pardon que le Père accorde à son fils est un acte de confiance engagé sur l’avenir. Il est bon de sentir que Dieu croit en nous, espère en nous. Aimer c’est faire confiance et, ne peuvent nous faire grandir que ceux qui nous font confiance, que ceux qui espèrent en nous, que ceux qui nous aiment donc. Jésus ne ferme pas les yeux devant le mal ; après la triple trahison de Pierre il lui demande par trois fois : « m’aimes-tu ? ». A la femme pécheresse il dit « moi non plus je ne te condamne pas, va désormais ne pêche plus ». Le pardon proclame que nul n’est identifiable à ses actes. Nous sommes plus grands que nos actes, c’est ce que manifeste le Père de la parabole à l’égard de son fils retrouvé.

Le pardon est source d’espérance pour celui qui est pardonné, mais aussi pour celui qui pardonne. C’est un acte de création, de re-création. Pardonner c’est susciter la vie, ressusciter la vie. C’est s’intéresser plus à l’avenir qu’au passé. C’est l’expérience du psalmiste :

Psaume (50) 51,3 : Pitié pour moi, mon DIEU, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché
...
Puis : v. 12 : Crée en moi un cœur pur, ô mon DIEU,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit
.

En sens inverse, refuser de pardonner, c’est enfermer l’autre dans son passé et s’enfermer soi-même dans la rancune ou l’amertume.

Le fils aîné refuse d’entrer dans le jeu du pardon et ainsi s’exclus lui-même de la fête, de la joie du Père, de la joie de Dieu. Il nous arrive d’avoir aussi le réflexe du fils aîné, pourtant c’est à la miséricorde que Jésus nous invite : « heureux les Miséricordieux, ils obtiendront miséricorde » (Mt 5,7).

La miséricorde du Père choque le fils aîné et provoque sa colère ! C’est cette même attitude qui avait entraîné le murmure des pharisiens et les scribes conduisant justement Jésus à raconter ces trois paraboles de la miséricorde : « cet homme, disaient-ils, fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux ! ».

Jésus vient, en effet, manger à la table des pécheurs mais par sa présence auprès d’eux il ne se rend pas complice de leurs vices, au contraire, il transforme leur tablée en table de fête, en table eucharistique. Il vient les arracher au mépris dans lequel ils sont tenus pour leur révéler qu’ils sont eux aussi aimés du Père, qu’ils sont eux aussi ses enfants et que pour eux aussi il se livre et se donne. De cette reconnaissance et de cette dignité retrouvée naît la joie. C’est pourquoi Jésus vient faire nombre avec eux, comme bientôt il viendra faire nombre avec les deux larrons crucifiés avec lui. C’est ainsi tout le mystère de la croix qui se donne à saisir dans cette descente de Jésus parmi les pécheurs. A ceux qui l’accueillent, là même où ils sont perdus, il promet la vie éternelle : « aujourd’hui même tu seras avec moi dans le paradis » s’entend dire le bon Larron.

Dans l’exhortation, « La joie de l’Evangile », le Pape François écrit : « la communauté évangélisatrice expérimente que le Seigneur a pris l’initiative, il l’a précédée dans l’amour et en raison de cela elle sait aller de l’avant, elle sait prendre l’initiative sans crainte, aller à la rencontre, chercher ceux qui sont loin et arriver aux croisées des chemins pour inviter les exclus. Pour avoir expérimenté la miséricorde du Père et sa force de diffusion, elle vit un désir inépuisable d’offrir la miséricorde ».

Puissions-nous répondre à cet appel et manifester dans notre vie la miséricorde même de Dieu. Avec la force de son Esprit nous pouvons nous y risquer.

Frère Jean-Michel
Abbaye de Landévennec

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