Racines bretonnes et Foi chrétienne

Fañch Morvannou,
Minihi Levenez n°89, 2004, p. 3-15.

Racines bretonnes et Foi chrétienne

Il existe des nations spirituelles

Il existe des “nations spirituelles”, c’est-à-dire des groupes humains dont la culture est à peu près homogène et qui ont un rayonnement spirituel spécifique. Ces “nations” ne sont pas forcément des Etats, ce que sont pourtant la Pologne et l’Irlande par exemple : au Moyen Age, le mot “nation” était à peu près synonyme de “région”, au sens qu’a ce dernier terme de nos jours, en notant cependant qu’une “nation” au sens médiéval avait son homogénéité marquée par la langue, et peut-être plus encore par l’histoire, qui avait délimité pour ladite nation un cadre géographique nettement circonscrit. Les étudiants de la Sorbonne à Paris se regroupaient ainsi par nations : il y avait la nation bretonne, mais aussi la nation picarde, et bien d’autres. Chaque nation se subdivisait en évêchés : par exemple, les étudiants du très vaste évêché de Cornouaille se regroupaient plus volontiers entre eux, ce qui ne les empêchait pas de se sentir membres de la “nation bretonne”, solidairement avec les étudiants des autres évêchés bretons.

La “nation” bretonne (ou la picarde, la normande), c’est l’ensemble de ceux qui sont nés (natus “né”, natio “l’ensemble des natifs de telle région”) en Bretagne (en Picardie, en Normandie). Rien à voir avec les Etats-nations modernes, qui sont parfois des constructions en partie artificielles, avec territoires taillés “au fil de l’épée”, à la faveur de guerres, de conquêtes, de traités où le vainqueur impose sa loi au vaincu. Peu à peu, un Etat-nation se stabilise, en imposant son administration et ses lois. Longtemps, le prince a imposé (ou essayé d’imposer) sà confession religieuse à ses sujets : les récalcitrants ont connu ou bien la suppression physique, ou la conversion forcée, ou l’exil. Plus tard, l’unification s’est faite par l’uniformisation linguistique, sauf dans les Etats fédéraux, tels la Suisse, la Belgique, où les langues historiquement en place sur un territoire donné ont acquis un statut de langue officielle sur le territoire donné. Cependant, des peuples, comme les Tziganes, ou pendant longtemps les Juifs, n’ont jamais eu de territoire propre, ce qui ne les empêche pas d’être des nations spirituelles authentiques.

La fécondité spirituelle de la Bretagne

Le 4 octobre 1987, dans les circonstances qui seront précisées plus bas, le pape Jean-Paul II a rappelé la “fécondité spirituelle de la Bretagne quand elle sait vivre dans la foi de ses pères”. La Bretagne est donc féconde spirituellement quand elle vit dans la foi de tous les chrétiens, mais aussi dans cette foi en tant qu’héritée de ses pères. La foi chrétienne universelle s’enracine en effet dans tous les peuples, dans la culture de chaque peuple : façon de vivre, de manger, de boire, de prier, de vénérer ses morts, d’envisager le monde matériel; façon de vivre en société, avec tous ses réseaux : familial, de voisinage, réseaux de ces familles élargies que sont la paroisse et la commune, la petite région, la grande région, l’Etat-nation, le continent, tel que l’Europe, jusqu’à la famille universelle de tous les hommes et femmes vivant sur la planète. La culture d’un peuple, c’est aussi le regard qu’il jette sur l’au-delà, la vie future, les liens qu’il cultive avec ses défunts. La culture d’un peuple, c’est encore ses divertissements, l’expression artistique de son âme, par la peinture, la sculpture, la musique, le chant, la dansee, ses liens avec le cadre naturel où il vit, ses rapports avec les animaux... La culture d’un peuple, c’est sa langue, ou ses langues, et notamment sa langue propre s’il en a une, par laquelle il perçoit et exprime le réel d’une manière unique. La culture d’un peuple, c’est la manière qu’il a, distincte elle aussi, de faire le lien entre tradition et modernité, sans brader la première, sans bouder la seconde, ni non plus l’exalter démesurément. La culture, c’est la façon humaine de se comporter dans la nature. Il n’y a pas de culture animale, mais seulement du dressage éventuellement. La culture d’un peuple, tel que les Bretons en forment un, ou deux si l’on se base sur la dualité linguistique du territoire breton, la culture du peuple breton, comme celle de tout peuple spécifique, est suffisamment originale pour être remarquée de ses voisins, de ses visiteurs. Pour des raisons historiques ou psychologiques, la culture bretonne a pu être niée ou refoulée par ceux qui la vivaient spontanément, dans la mesure où des pouvoirs extérieurs l’auront désignée comme inférieure et dévalorisante, avec l’urgence d’y renoncer et de la rejeter, pour acquérir, soidisant, une posture moderne ou libérée.

Sainte Anne, mère de la patrie bretonne ; Marcel Callo, jociste breton et martyr.

Le 20 septembre 1996, à Sainte-Anne-d’Auray, le pape Jean-Paul II a réaffirmé le droit des peuples à défendre leurs cultures propres et à s’exprimer par elles, dans le respect des autres cultures, et dans la solidarité universelle avec l’ensemble de la famille humaine. Le 26 juillet 1954, le pape Pie XII, dans un message radiophonique qui fut entendu en direct à Sainte-Anne- d’Auray dont c’était le grand pardon, consacra la Bretagne au Cœur Immaculé de Marie, consécration qu’il acheva par une brève allocution aux pélerins et une prière à sainte Anne, prononcées l’une et l’autre en dialecte vannetais. Du reste, le culte voué par les Bretons à sainte Anne, même s’il reprend d’une manière chrétienne celui que les Armoricains païens vouaient à la déesse celtique Ana, ce culte à sainte Anne témoigne bien de l’importance pour les Bretons du lien ancestral. La prière de la messe propre de la fête de sainte Anne commence par ces mots : “Seigneur, toi qui es le Dieu de nos pères...” Les évènements de 1623, 1624, 1625 à Keranna renouaient avec une histoire remontant à l’an 700, où une première chapelle fut détruite dans ce qui s’appellerait plus tard le champ du Bocenno. Mais dès le début du XVIIème siècle au moins, il y avait sur la Palud de Plonévez-Porzay une chapelle en l’honneur de sainte Anne. L’office propre pour les cinq diocèses bretons comportait une antienne à Magnificat remarquable par sa note bretonne :

ô Mère de la patrie, Anne toute puissante,
Sois le salut de tes chers Bretons,
Conserve-leur la foi, fortifie leur conduite chrétienne,
Accorde-leur la paix par ta sainte intercession.

C’est conscient de la spécificité de la Bretagne dans l’expression de sa foi chrétienne que le 4 octobre 1987 le pape Jean-Paul II, qui béatifiait ce jour-là le jociste rennais Marcel Callo, faisait mention de la “fécondité spirituelle de la Bretagne quand elle sait vivre dans la foi de ses pères”.

Le trésor de la foi chrétienne des Bretons

Faisons comme cet homme dont parle Mathieu 13/52 en ces termes : “Tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien”. Nous avons dans notre passé breton un trésor spirituel, qui est un véritable héritage à transmettre. Tradition signifie d’abord transmission. On transmet à ses descendants sa langue, ses usages, et pour finir ses biens matériels, si l’on en a. Les biens spirituels leur sont infiniment supérieurs. Déterrons quelques-uns de nos trésors enfouis.

L’exemple toujours actuel de Salaün ar Foll

Salaün ar Foll est mort de la grande peste, vers 1350, ce fléau qui décima le tiers de l’Europe. Handicapé mental, Salaün était un pauvre absolu. Ne pouvant se targuer d’aucun atout humain, il a vécu sur notre terre bretonne, même pas comme un dépouillé de tout, mais comme un dépourvu de tout. Mais cet indigent absolu était riche d’un coeur de pauvre. En Salaün resplendit l’éloge du gratuit, du non-performant, du non-productif. Aux hommes il demande de quoi subsister : “Salaün a zebrfe bara”, Salaün mangerait bien du pain. Au Seigneur Dieu et à la Vierge Marie, il ne demande rien apparemment ; tourné vers eux et notamment vers Notre-Dame, il n’est que louange : “Ave Maria”, deux mots six fois répétés, se terminant par un cri d’admiration : O Maria. En Salaün resplendit la sagesse du fou; sa vie n’est que louange de Marie, qui est, elle, toute louange de Dieu. Salaün Ar Foll, l’exclus, le rejeté, se fait bien inconsciemment et bien involontairement, un disciple, l’abbé de Landévennec : “Vous êtes l’évangile pour vos frères” chante t-on. Ce fut le cas de Salaün pour Jean de Langoueznou, qui avait, lui aussi, le cœur disponible, et qui se mit à l’école du fou de Dieu, n’aspirant pour finir qu’à avoir une place au ciel auprès du fou de Dieu et de Marie.

La joie pure de la prière matinale

Au Relecq, en Plounéour-Ménez, le pardon du 15 août commence par la messe de 4 h, à laquelle on se rend à pied de divers points. C’est un usage qui devrait se généraliser : donner au Seigneur les meilleures heures de la journée, celles du petit matin. A Evry, cette année, l’office et la messe de veillée pascale ont eu lieu le jour de Pâques à 5 h., aux aurores. Les offices du soir ne sont pas à bannir pour autant : aux heures où beaucoup s’amusent, mais pas toujours saintement, il est bon que d’autres prient, unis dans une communion fraternelle.

Quelques données permanentes du christianisme celtique

L’Eglise s’est implantée dans les pays celtiques sans effusion de sang : dans les usages païens, seuls ont été éliminés ceux qui étaient incompatibles avec l’évangile. Saint Donatien et saint Rogatien à Nantes, saint Alban dans les Iles Britanniques sont des martyrs de l’empire romain, et non pas de la rencontre des missionnaires de l’évangile avec le monde celtique. La caractéristique du christianisme celtique primitif, c’est le triomphe du martyre vert, c’est-à-dire de la vie érémitique et monastique dans les forêts, les grottes, les îles. Par rapport à la règle de saint Benoît (qui ne date que du 6ème siècle, et ne s’imposera qu’au 9ème), le monachisme celtique a quelque chose de “sauvage”, c’est-à-dire de peu structuré, de libre, avec une tendance très nette à la démesure et à la performance : prières interminables (les 150 psaumes tous les jours), pénitences effroyables (et inimitables). Ces performances étaient le fait de tempéraments robustes et endurcis : Patrick, Iltud, Maudez, Budoc étaient des forces de la nature ; leurs performances impressionnaient les païens, et accréditaient la supériorité du vrai Dieu. Ce christianisme celtique dans sa version monastique était encore caractérisé par l’itinérance, à l’opposé de ce qui sera la sédentarité bénédictine ; le moine celte est un pélerin ici-bas, en route vers sa patrie du ciel ; il pélerine en effet, changeant souvent de lieu, se contentant d’un habitat précaire (hutte sommaire, abri au creux d’un rocher). De nos jours, un Eric Guyader revit au Brésil quelque chose de cette itinérance, qui fut celle aussi d’un saint Benoît Labre ; Eric y ajoute le partage avec les plus pauvres. Lire, d’Eric Guyader: Pèlerin de la Trinité, A la rencontre des exclus.

Des chrétiens de Bretagne versent leur sang pour la foi

Quelques prêtres bretons furent massacrés par des protestants durant les guerres de la Ligue. Les Bonnets Rouges firent aussi des victimes, mais ce ne fut pas en haine de la foi. Il faut attendre la Révolution française pour avoir d’authentiques martyrs ayant versé leur sang en haine de la foi catholique. Aux premiers jours de septembre 1792, périrent plus d’un millier d’évêques, prêtres (parmi lesquels 4 de l’actuel diocèse de Quimper et Léon), laïcs exécutés dans des prisons parisiennes. Le premier prêtre guillotiné dans le Finistère même fut François Le Coz, recteur insermenté de Poullaouen : né à Collorec, il fut exécuté à Brest le 13 mars 1794. Au moment où il gravissait l’échafaud, des cris partirent de la foule : “Vive la République”. Avant de mourir, Le Coz poussa aussi le cri de son cœur : “Vivent Jésus et Marie”. Cent ans après cette exécution, on chantait après la communion dans toutes les églises de France : Domine, salvamfac Rempublicam, “Seigneur, sauve la République”... En 1900, lors de l’insurrection des Boxers en Chine, furent massacrés, entre autres, 7 religieuses Franciscaines missionnaires de Marie, deux évêques ; des prêtres, des séminaristes et des laïcs chinois. Parmi les religieuses, il y avait Jeanne-Marie Guerguin, née à Belle-Isle-en-Terre en 1864, élevée à Pluzunet. A l’âge de 23 ans, elle arrive en coiffe et costume du Trégor au noviciat de Ploufragan. Elle est envoyée en Chine en 1899 et martyrisée l’année suivante. Tout le groupe est béatifié en 194 7, et canonisé le 1er octobre 2000.

Le christianisme breton volontiers de marche et d’itinéraire

Le Breton n’a pas perdu le goût de l’itinérance qui semble caractéristique des peuples celtes. Nombreux sont les missionnaires et les caritatifs bretons, mais aussi les missionnaires des missions bretonnes dans l’esprit et les méthodes de dom Michel Le Nobletz et du Père Maunoir. Nommons Sœur Marie Salomé, Marie Roudot, de Plouguerneau, fondatrice avec le cardinal Lavigerie des Sœurs Blanches d’Afrique.

Le Breton quitte donc volontiers sa patrie bretonne, vrillé qu’il est par le désir de dépasser les frontières, parfois irrémédiablement, comme Félicité de Lamennais. Jeanne Jugan, Marcel Callo, le Père Lebret sont de grandes figures bretonnes et chrétiennes. La fidélité à la foi de leurs pères leur permet d’admirables dépassements d’eux-mêmes. On citera le nom de deux cardinaux, l’un jésuite, le second dominicain, dont les noms bretons attestent une origine bretonne plus ou moins immédiate, Jean Daniélou et Yves Congar. Le premier a fait connaître les Pères de l’Eglise en publiant leurs œuvres dans un esprit scientifique rigoureux, et avec le souci de révéler au lecteur le meilleur de le tradition de l’Eglise primitive. Le second a repoussé les barrières de la chrétienté, élargi l’enclos de cette chrétienté, en reconnaissant l’action de l’Esprit Saint au-dedans de l’Eglise comme en dehors d’elle, saluant cette action avec joie et y compris par les épreuves qui, en tant que pionnier, ne lui ont pas manqué, préparant les chemins libérateurs de Vatican II : lui, comme son confrère Daniélou, ont été animés de cet esprit de liberté qui vient de l’évangile.

L’appel et la sainteté, la soif de Dieu

L’inconfort spirituel, et souvent matériel, dans lequel le saint accepte de vivre, est d’une indéniable fécondité spirituelle pour toute l’Eglise et le monde. Le Breton a l’âme inquiète de Dieu, qu’il cherche et recherche, parfois confusémént, parfois hors et loin de l’Eglise visible : toujours son mysticisme inné l’aide et le pousse à ne pas se contenter de la conquête et de la possession des biens matériels, encore qu’il soit souvent âpre au gain et près de ses sous, surtout quand il a ferraillé dur pour s’en procurer. Cet attachement aux biens matériels et son aspiration, au moins confuse, aux réalités les plus hautes font qu’il est le théatre d’une lutte intérieure qui peut être tout profit pour une adhésion résolue à l’évangile. Comme tout chrétien, il sait que la part païenne en lui ne le cède pas aisément au dynamisme chrétien. Il mesure ainsi, ne serait-ce qu’en lui-même, la pertinence de l’avertissement de saint Paul aux premiers chrétiens : “Je vous adjure dans le Seigneur de ne plus vous conduire comme le font les païens” (Ephes.4,17).

De la patrie bretonne à la patrie éternelle

Le Breton revient souvent aux sources de l’eau vive : pardons de sa paroisse, pèlerinages, marches matinales vers tel lieu de pardon durant lesquelles on assiste au lever du soleil que l’on a devancé, troménies, Tro Breiz. Le christianisme breton est vraiment un christianisme du mouvement et de l’itinérance, avec cette recherche du contact avec la nature qu’un chrétien peut oser appeler de son nom, la Création. Ce christianisme de marcheurs contraste avec la sédentarité de beaucoup de communautés monastiques actuelles, et un tel christianisme porte peu aussi à la réflexion purement spéculative. Quand il sait le breton et qu’il trouve quelqu’un avec qui s’entretenir avec lui dans leur langue, le Breton ressent la profondeur de ses racines terrestres, et combien ces dernières sont enfouies, enfoncées dans le terreau chrétien. Mystique et porté vers l’humanitaire tout à la fois, le Breton, quand sa conduite est illuminée et éclairée par l’esprit chrétien, est sur la terre une belle réussite de Dieu. Et combien d’intercesseurs issus du même peuple que lui n’a t-il pas dans le beau paradis de Dieu !

Fañch Morvannou.

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