lnculturer la liturgie

Christian Le Borgne,
Minihi Levenez n°93, 2005, p. 43-54 :

lnculturer la liturgie

Au cours de la session de recherche pour une inculturation bretonne de la catéchèse, il m’était demandé d’intervenir sur l’inculturation de la liturgie. Ces quelques lignes voudraient reprendre l’essentiel de mon apport. Vous excuserez le décalage entre l’apport oral et la mise par écrit.

Trois remarques préalables, en guise d’avant propos :

Cette réflexion est à situer dans un contexte de la pastorale française qui réfléchit la catéchèse en lien avec la liturgie. Le document de travail « aller au coeur de la foi », propose de mener cette proposition de la foi à partir de la dynamique de la célébration pascale. La liturgie est le lieu premier de l’apprentissage, lieu qui lui donne sa structure et son intelligence.

Nous travaillons dans cette session la problématique de l’inculturation. Qu’est-ce que, inculturer la liturgie et comment le faire, dans ce qui est aujourd’hui la culture bretonne des nouvelles générations ? Il y a eu rupture, puisque les choses ne sont pas transmises d’elles-mêmes. Que savons-nous des jeunes à qui nous voulons proposer la foi ? De quelle(s) culture(s) sont-ils héritiers, à l’heure de « l’Héritage des Celtes » ? Jacques Fedry, jésuite, traitant d’une émergence d’une nouvelle culture mondiale parle d’une double appartenance culturelle, d’un double héritage : l’un « vertical », celui que l’on reçoit des générations précédentes, l’autre « horizontal », plus déterminant selon lui, ce que l’on reçoit de son époque, de ses contemporains. « C’est à ce carrefour de ces deux héritages culturels, le vertical et l’horizontal, que le travail devra se faire ».

Honorer la culture bretonne dans un travail d’inculturation en liturgie, œuvre toujours à opérer dans la réception du Concile Vatican II, c’est réfléchir à ce qu’est la liturgie, son anthropologie profonde, c’est à dire ce qui embrasse toutes les cultures, ce qui permet à chacun d’être rejoint dans son expérience propre, ses racines, son histoire et d’y ouvrir un chemin de sens.

Ces trois remarques étant formulées, cette contribution s’articule autour de trois questions :
- Pourquoi célébrer ?
- Comment s’y prendre ?
- Les enjeux d’une initiation qui articule en dialogue les composantes de la vie Chrétienne.

1 POURQUOI CÉLÉBRER ?

Le petit catéchisme mettait en valeur trois dimensions de la vie chrétienne : les vérités à croire et à connaître, les commandements à pratiquer, les sacrements à recevoir. Nous retrouvons toujours cette triple articulation dans les verbes « Vivre-Croire-Célébrer », mais dans une articulation plus dynamique. L’Evangélisation passe par ces trois composantes. Pas d’évangélisation sans accueil de la Parole, ce qui veut dire entrer dans son intelligence et aussi son expérience. C’est à dire entendre le récit de la Bonne nouvelle du Christ au cœur de ma propre existence, et l’appel à la conversion qui en découle. La liturgie, tout particulièrement la célébration des sacrements est le lieu qui, en Eglise, vient qualifier, authentifier, inscrire cette initiative de Dieu et permettre l’adhésion croyante. La célébration, parfois encore envisagée comme un aboutissement, peut-être le lieu de découverte, le lieu d’une expérience spirituelle, un lieu qui permet des paliers dans le chemin d’accueil de l’Evangile. L’accompagnement des catéchumènes nous le fait découvrir. C’est dans cet esprit que nous avons à soigner les « célébrations portes-ouvertes » que sont les pardons.

Il n’y a pas de séparation, encore moins d’opposition entre les trois composantes, mais une interaction à favoriser. On peut relire à ce sujet la « Lette aux catholiques de France » : « N’y a-t-il pas en effet un risque réel qu’en se détachant de la vie liturgique et sacramentelle, l’annonce du message se transforme en propagande, que l’engagement des chrétiens perde sa saveur propre et que la prière dégénère en évasion ? »

2 COMMENT CÉLÉBRER ?

Cette partie est empruntée à l’ouvrage « Dans vos assemblées » publié sous la direction du Père Joseph Gelineau.

Parler d’inculturation, et donc vouloir inscrire une culture dans la manière de célébrer, c’est accepter d’entrer dans le jeu de la liturgie qui met en œuvre toutes les composantes de la création et de l’incarnation. Par cela, elle dit, exprime, inscrit l’initiative de Dieu et la réponse de l’homme. Elle permet de jouer sur les multiples composantes que sont le corps humain, l’espace et le temps, le voir, les multiples formes du langage que permettent la parole, le chant et la musique, l’image, mais aussi la diversité des rôles dans le groupe qui célèbre. Nous parlerons exclusivement de la célébration chrétienne.

Le corps

La liturgie commence par le signe de croix. C’est à dire poser un geste de la main sur le front, puis sur le ventre et enfin chacune des épaules, en formulant une parole, « Au Nom du Père et du Fils... ». Inscrire dans notre corps la foi pascale d’un Dieu fait homme, mort et ressuscité, dans nos corps la marque de son Esprit, cela veut dire prendre en compte le corps humain, avec toutes ses composantes, que sont l’attitude (assis, debout, à genoux, en marche...), la vêture (importance du vêtement blanc de la tenue de fête, de la fonction...), les cinq sens (voir, entendre, sentir, goûter, toucher), les gestes simples comme dans les démarches de pèlerinages : voir la fontaine, entendre le chant de la source, sentir la fraîcheur de l’eau... Nous pensons trop souvent de manière désincarnée, dans une culture qui abuse de sensation forte. Notre corps aussi a besoin de vivre la Création Nouvelle.

La création

Pensons à la nuit pascale, tout ce qui est mis en œuvre de la Création ; non seulement le récit de la Genèse, mais les éléments comme la nuit et la lumière, l’eau et le feu, les déplacements dans l’espace du dehors au dedans.

Célébrer dans un décor qui est le notre, d’Armor en Argoat, proposer des temps de retraite, non dans des locaux scolaires mais en marchant dans un paysage qui invite à la contemplation, à mémoriser les passages de la Bible ou il est question de lac, de semailles et de moissons, d’arbres et de fleurs des champs. C’est aussi la chance offerte par les marches, les troménies, d’inscrire une démarche de foi dans une recherche contemporaine de retour à la nature. Avec la particularité dans notre spiritualité celte que nous ne sommes pas seulement « orientés » vers le soleil levant, mais tournés vers le soleil couchant, les îles lointaines de l’éternelle jeunesse, nous sommes dans l’attente d’un monde nouveau, d’une création à venir...

Célébrer dans une culture

Lorsque le Christ célèbre le repas d’adieu avec ses disciples, il reprend un geste rituel, le repas pascal des juifs, pour lui donner une signification nouvelle. Bien vite, tout en conservant un respect sans faille au geste fondateur, les communautés chrétiennes primitives vont célébrer ce mémorial de manières très diverses. Célébrer le culte chrétien, c’est s’inscrire dans une fidélité à une Tradition, signifier le baptême par le bain dans l’eau, en formulant la foi baptismale, célébrer l’eucharistie conformément au mémorial laissé par le Seigneur, et c’est aussi le faire selon le génie propre à chaque culture. Les voyages de Jean Paul II nous ont permis de voir la diversité et la richesse des multiples manières de célébrer à travers le monde ! La danse, la musique, les rythmes, les comportements, autant de lieux à investir !

Mais aussi avec les limites propres à chaque particularisme. Michel Scouarnec dans un article sur les pardons soulignait combien l’agencement des processions mettait en valeur les discriminations sociales. Célébrer dans une culture, c’est aussi inscrire un travail d’évangélisation et donc de conversion au sein de cette culture. La aussi s’opère cet héritage « transversal »

Célébrer dans l’espace

Nous avons déjà abordé cet élément au sujet des déplacements, du dehors et du dedans. L’espace, c’est aussi celui des lieux aménagés, permettre un rassemblement organisé, qui donne à voir par l’agencement et l’usage des « églises », l’Eglise qu’est le Peuple de Dieu.

Dans le sanctuaire, les fonctions propres de chacun des espaces est à respecter : le lieu du rassemblement qui constitue l’assemblée, le lieu de la présidence qui l’ordonne, le lieu de la Parole, le baptistère, l’autel. Chaque lieu a sa nature, sa destination dont l’usage à bon escient donne intelligence au geste que l’on pose, donne identité à chacun.

La diversité des lieux permet les registres variés de l’intimité dans un oratoire, à la solennité de la grande assemblée, esplanade des pardons au Folgoët ou à la Palud, en passant par les chapelles et les lieux paroissiaux.

Le patrimoine breton nous permet une gestuelle autour des fontaines, des portes, des calvaires, les processions qui marquent l’espace, l’appartenance à un lieu, à un groupe...

Célébrer dans le temps

La liturgie s’inscrit dans un calendrier liturgique, lui même hérité du cycle des saisons. Le Christ à vécu sa Passion au moment de la Pâque juive, c’est à dire à la première lune de printemps. La Nativité se fête au cœur de la nuit, quand les jours vont commencer à croître.

Inscrire une proposition de la foi sans tenir compte de ce cycle liturgique, c’est prendre le risque de vivre une démarche en dehors du temps de l’Eglise. Ainsi il convient de vivre les baptêmes des jeunes, la première eucharistie dans le temps pascal, la confirmation jusqu’au seuil de la Pentecôte. Nous rencontrons une réelle difficulté par le décrochage entre le rythme scolaire et le rythme liturgique, décrochage entre le rythme de travail agricole marqué par les saisons, et le rythme urbain.

Célébrer avec la parole

Pour inculturer la liturgie en breton, il ne suffit pas de traduire le lectionnaire et le missel en breton. Il faut encore que ceux-ci soient ouverts et lus. Il faut également que l’assemblée entende et réponde. Diversité des actes de parole au travers desquels est proclamée la Parole de Dieu, exprimée la prière de l’assemblée, formulée la relation entre les personnes. Donner d’entendre les merveilles de Dieu, « chacun selon sa langue maternelle », permettre de formuler une réponse, c’est là tout letravail qui demande beaucoup d’attention et d’apprentissage.

Célébrer avec le chant et la musique

Il serait exhaustif d’entrer ici dans une typologie du chant en liturgie. Le chant religieux ne peut se substituer à l’hymne ou au chant rituel, il y a ce qui est inscrit dans le rite lui même et ce qui accompagne l’action rituelle. (A titre de comparaison, l’hymne national qui existe pour lui même, il en va de la cohésion du groupe, ne peut être remplacé par aucun autre chant).

Le choix du répertoire, son renouvellement, son accompagnement par des instruments divers, le registre méditatif par un accompagnement de harpe ou festif par la bombarde, tout en permettant une contribution des musiciens divers, permet d’ouvrir des « espaces réservés » à des propositions bienvenues.

Célébrer avec des images

Il y a un véritable travail à faire de lecture des images dont nous disposons dans notre patrimoine : calvaire, retables, vitraux... C’est l’écrin naturel de nos liturgies. Ils configurent notre prière. La célébration de Jour du Seigneur [messe télévisée] à Plougastel par exemple a permis de voir comment nous pouvons tirer partie de ce patrimoine. Les technologies nouvelles (vidéo projection) décuplent les possibilités, avec aussi les limites de ces moyens (retomber dans une attitude de téléspectateur, et non plus de membre vivant d’une assemblée).

Célébrer avec des officiants

L’assemblée qui célèbre est une assemblée d’Eglise, peuple de baptisés, accueillant souvent des personnes « du seuil » ; assemblée avec des fonctions et des ministères variés, ordonnés ou non ; il est d’importance première de manifester cette diversité des responsabilités, des fonctions, des ministères, car cela donne « visage » à l’Eglise rassemblée, cela manifeste la diversité des dons de l’Esprit au sein de cette Eglise. Le parcours synodal a inscrit la volonté de reconnaître et valoriser cette diversité. L’espace liturgique en est le lieu privilégié. On devrait s’interroger au cours de la préparation de chaque célébration particulière, qu’il s’agisse d’une célébration de catéchèse ou d’un pardon de chapelle : qui va conduire la célébration, avec qui auprès de lui (ou auprès d’elle) ? Quels seront les divers intervenants (lectures biblique, prière, chant, etc...). Est-ce que cela donne à voir qui a reçu mission de conduire l’Eglise locale, de l’enseigner ? Les personnes exerçant divers services sont elles valorisées (visite des personnes malades ou âgées ?). N’y a-t-il qu’une tranche d’âge présente dans la prise de parole, que des hommes, ou que des femmes ? Bien sur, tout cela requiert un savoir faire, mais c’est aussi un apprentissage à favoriser.

3 LES ENJEUX DE L’INITIATION CHRÉTIENNE

Une formule est de mode dans le langage d’Eglise, l’expression « initiation chrétienne ». Encore faut-il s’en expliquer. Articuler apprentissage, connaissance, expérience, par un compagnonnage, mieux encore avec un parrainage, voilà ce que nous entendons par ce terme.

Vivre une expérience

Nous venons de déployer les multiples aspects de la liturgie, ses composantes constitutives. C’est précisément pour permettre une rencontre effective avec le Dieu d’amour révélé en Jésus Christ. Vivre une expérience, la ressentir dans tout son être, la vivre dans une assemblée particulière, chargée d’histoire. La Parole entendue, les prières formulées, les gestes posés deviennent alors autant de pierres d’attentes pour aller plus loin dans l’intelligence de la foi. C’est l’experience des disciples d’Emmaüs, « ils le reconnurent à la fraction du pain » geste qui révèle le compagnonnage vécu « notre cœur n’était-il pas tout brûlant alors qu’il nous expliquait les écritures ? ». Cette relecture, nous l’appelons d’un nom barbare, la mystagogie, la catéchèse des gestes, APRES les avoir vécus. N’expliquons pas pourquoi on va faire une procession, remettons une bannière dans les mains et allons-y ! Si on a bien organisé les choses, il y aura de quoi parler après.

Valoriser un compagnonnage

L’initiation requiert un compagnonnage, un parrainage. Cela signifie qu’il y a une relation particulière d’un maître d’apprentissage à un novice, mais aussi la complicité du groupe qui accueille. Il faut arrêter de faire de la catéchèse « hors sol » a déclaré à bon escient un évêque à Lourdes. Cela suppose que nos assemblées soient disposées à accueillir, à laisser place, à former ceux à qui nous voulons faire découvrir notre expérience croyante. Quels sont les réseaux, les liens de quartier possibles dans ce parrainage ?

Un bonus pour tous

L’expérience vécue par ceux qui accompagnent les catéchumènes indique que les communautés chrétiennes ont tout à gagner à s’engager dans ce travail de l’initiation. Rien de tel pour être renouvelé dans sa manière de faire, d’être interrogé dans sa pratique, son disfonctionnement, mais aussi de redécouvrir les trésors enfouis, la fraîcheur des sources.

Nous nous interrogeons sur la transmission de la foi dans la culture bretonne, mais n’est-ce pas ce travail de transmission dans une culture qui nous enrichit dans cette culture et cet éveil à la foi qui invite à la conversion et nous fait devenir davantage croyants ?

II y a bien là une double transmission, transmettre ce que l’on a reçu, mais aussi engager ce travail de dialogue où nous recevons tout autant que nous apportons.

Christian Le Borgne

Vie Chrétienne n°478 du 01/10/2002

 

« Proposer la foi dans la société actuelle – Lettre aux Catholiques de France », Les évêques de France, Cerf, 1996, p. 91

« Manuel de pastorale liturgique – Dans vos assemblées », sous la direction de Joseph Gelineau, Desclée, 1989-1998, pages 59 à 191 (première partie, la célébration du culte chrétien).

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