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En Hent 2026. Une semaine de marche pour aller « à Jésus par Marie »

À Jésus par Marie. Voilà le thème qui a guidé les pas de 80 jeunes et des adultes qui ont participé au pèlerinage En Hent. Du dimanche 16 au dimanche 23 août, ils ont relié Saint-Pol-de-Léon à l’Île-Blanche, à Locquirec. Répartis en quatre routes, Saint Jean-Paul II, Saint Louis-Marie Grignon de Montfort, Saint Maximilien Kolbe et Sainte Marguerite-Marie Alacoque, jeunes et animateurs ont partagé le temps entre la marche, les activités comme l’escalade, le surf, le kayak ou encore le jeu de pistes, les temps d’enseignements des aumôniers, la prière et la messe, les temps de rencontres avec les paroissiens, les communautés religieuses ou encore les mouvements d’Église et les nuits sous tente (ou dans un gymnase quand la pluie s’est invitée).

Pour la route saint Jean-Paul II, passer du concours de châteaux de sable à un temps d’enseignement se fait naturellement. Le mardi 18 août, les jeunes ont pu écouter leur aumônier, le père Samuel Le Corre. Ce dernier les a invités à méditer la parole de Dieu. « Cela nous aide à discerner ce que Dieu veut faire de notre vie. Plus on connaît la Parole, plus elle peut nous interpeller. Il faut accepter de se déplacer et cela veut dire qu’il faut sortir de son canapé, quitter ses habitudes. » Citant le livre des Actes des Apôtres, « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (20, 35), le père Samuel a affirmé aux jeunes que « offrir un cadeau donne plus de joie que recevoir un cadeau. Pour autant, pour savoir vraiment donner, il faut apprendre à recevoir. Lorsqu’on est jeune, on apprend beaucoup à recevoir, des parents, de l’entourage, des adultes autour de soi. » Une manière de se donner à l’autre passe par le service. Comme Marie, qui rend visite à sa cousine Elisabeth, dans l’Évangile de la Visitation. « Apprendre à donner alors qu’on a des problèmes ou des difficultés peut faire du bien justement. Cela décentre. »

Dans son temps d’enseignement, l’aumônier a parlé de son appel à devenir prêtre. « Un jour, j’ai ressenti concrètement la présence de Dieu dans mon cœur et il m’a dit ‘Samuel, tu seras prêtre’. J’étais en 4e et je crois que ce jour-là, je suis passé d’une foi d’enfant à une foi d’adulte. De ‘Je suis chrétien parce que mes parents le sont’ à ‘Je suis chrétien parce que Dieu m’aime’. Le bonheur le plus grand est d’aimer et de se sentir aimé. » Il a invité les jeunes à répondre à l’appel du Seigneur. « Ce n’est que de la joie de donner sa vie pour vouloir suivre Jésus. »

Cette question de l’appel et du service a également été abordé par Gaëtan, séminariste. Il a invité les jeunes de la route saint Maximilien Kolbe à méditer quelques questions à partir du texte de la Visitation. « Quel est le plan de Dieu pour toi ? Pour nous ? Pour le monde ? Est-ce que tu prends des moments de rencontre avec Dieu ? Est-ce que tu as conscience que Dieu te donne des grâces tous les jours ? »

Mercredi 19 août, les aînés de la route sainte Marguerite-Marie Alacoque et les jeunes de la route Saint Louis-Marie Grignon de Montfort ont vécu des rencontres avec deux communautés religieuses. Le matin, les aînés ont participé à la messe au Carmel de Morlaix, avant d’entendre le témoignage de Sœur Jacqueline, prieure de la communauté carmélite. Après une rapide présentation de l’histoire du Carmel, elle a, à son tour, évoqué la vie spirituelle. « L’appel du Seigneur ne se fait pas toujours en direct. L’important est l’expérience spirituelle que vous vivez. C’est ça le trésor de Dieu. » La prieure a rappelé qu’au carmel, les sœurs sont préposées au ministère de l’intérieur. « Ce n’est pas pour autant que nous sommes coupées du monde. Une carmélite se tient devant Dieu pour tous. Nous sommes en relation. » Sœur Jacqueline a confié que la vie communautaire était un lieu pour apprendre à être disciple-missionnaire. « Il faut d’abord l’être entre nous, avant de l’être pour les autres. Je suis sûre que c’était la même chose pour la bande de Jésus », a-t-elle dit, non sans humour.

Pour Sœur Jacqueline, la relation filiale avec le Christ est vitale. « La vie est parfois une route où même un 4×4 tout terrain a du mal à avancer mais vous ne serez jamais seul. Cette relation avec le Christ vous tient en vie. Tout comme la communion des saints est un bon réseau social. »

Pendant ce temps, les jeunes de la route Louis-Marie Grignon de Montfort ont participé à la messe avec les Augustines, à Saint-Martin des Champs. Ils ont ensuite fait un jeu de piste pour découvrir la ville de Morlaix. Les aînés, eux, après une rencontre avec les Augustines, ont rendu visite aux résidents de l’ehpad Saint-François. Chants, danse bretonne, petite saynète pour présenter leur pèlerinage… Les jeunes adultes ont été inventifs pour ce temps convivial.

Chacune des routes a cheminé jusqu’à l’Île-Blanche, à Locquirec. Le samedi soir, tous se sont retrouvés pour une veillée festive avant de participer, dimanche, à la messe présidée par Mgr Dognin, à l’occasion de la fête des 100 ans de présence des Filles du Saint-Esprit à Locquirec.