Dans la matinée, après un temps de prière, chaque cellule diocésaine a fait part de son expérience dans l’accueil et l’accompagnement des personnes victimes, quand elles étaient mineures, de violences sexuelles de la part d’un clerc ou d’une personne missionnée par l’Église. Cela a donné lieu à un échange très riche et aussi très grave.
Il est apparu clairement que l’écoute de la personne, sans a priori ni jugement, avec bienveillance était indispensable. Cette écoute rencontre la souffrance, la colère, le sentiment d’injustice qui ont besoin d’être dits et entendus. Cette écoute demande une certaine compétence et un savoir-être empreint d’empathie. Elle est le plus souvent le démarrage d’un chemin de guérison et de résurrection.
L’après-midi, le bilan de l’INIRR (Instance Nationale de Reconnaissance et de Réparation) a pu être entendu.
Fondée en 2022, l’INIRR a cessé sa mission le 31 août 2026, conformément au mandat reçu. Elle continuera à fonctionner pour accompagner les 200 personnes environ qui se sont adressées à elle avant ce 31 août et qui doivent être encore accompagnées vers une démarche restaurative.
Depuis le 1er mars 2022, l’INIRR a reçu 1929 demandes de reconnaissance et de réparation. 1451 personnes ont été accompagnées sur le chemin de reconstruction.
Puis Mme Laurence Bayart a expliqué le nouveau dispositif mis en place par les évêques de France. Ce système est destiné à être pérenne. Il s’agit de l’INIAVE (Instance Nationale Indépendante d’Accompagnement des personnes Victimes dans l’Église).
L’INIAVE a pour mission de « constituer et coordonner le réseau d’accompagnants bénévoles ou salariés, en élaborer la charte éthique, le programme de formation et le référentiel d’accompagnement », selon Mgr Gérard Le Stang, évêque d’Amiens et président du Conseil national pour la protection des mineurs. L’INIAVE est présidée par Mme Sophie Darbois, magistrate honoraire.

L’INIAVE peut être saisie dès maintenant : contact@iniave.fr