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Belle fête de Pessa’h à nos frères juifs

Pessa’h (Pâque) célèbre la naissance du peuple d’Israël, libéré de la servitude d’Egypte par l’intervention divine, via Moïse. 

C’est la fête fondatrice de toutes les autres, et c’est en référence à cette libération que Dieu se présentera dans la parole inaugurale du Décalogue.

Lors de la 10e et dernière plaie (la mort des premiers-nés) les Hébreux restent dans leur maison, consommant du pain azyme (matsa), des herbes amères (maror), et un agneau grillé, dont le sang avait badigeonné les montants et les linteaux comme signe protecteur. Cette première pâque servira de modèle rituel pour toutes les générations d’Israël.

Plus tard, Pessa’h devient la 1e fête de pèlerinage des tribus d’Israël, et lorsque le  Temple de Salomon fut bâti, puis le 2e, Jérusalem voit se rassembler les familles israélites pour consommer ces 3 aliments hautement mémoriels et symboliques.

La Torah a établi 7 jours de Pessa’h ainsi répartis : le 1e jour et le dernier sont chômés, les 5 jours intermédiaires sont demi-fêtes où le travail est autorisé.

En plus de la soirée pascale (doublée en dehors d’Israël), durant toute la fête de Pessa’h, la consommation de pain et autres matières fermentées à partir de 5 céréales est interdites, sous des formes solides ou liquides. Ces 5 céréales sont : le blé, l’orge, l’avoine, le seigle et l’épeautre. 

Durant la soirée pascale, (cette année le 1er avril) les juifs se réunissent en famille ou dans leur  Communauté pour lire la Hagada. Il s’agit d’un livret qui contient des prières, des textes de la Torah, de la Michna, du Midrach, des chants traditionnels et qui est lu selon un ordre particulier (d’où le nom Seder).  

Les enfants y ont une part active, c’est

notamment le plus jeune qui doit poser les   4 questions qui ouvrent la soirée. 

Au milieu du seder, le repas est partagé, puis la cérémonie s’achève par des louanges (Hallel) à Dieu Libérateur.

Signification des rites de Pessah

  • La matsa rappelle que les Hébreux ne purent préparer un pain levé du fait de la précipitation du départ. Pessa’h est aussi appelé ‘hag hamatsot « fête des pains levés ».
  • Les herbes amères (maror) rappellent l’amertume de l’esclavage
  • L’agneau pascal (qui n’est plus consommé aujourd’hui en l’absence du Temple) rappelle l’agneau consommé  et la mort qui « sauta » (c’est le sens du mot pessa’h) de leur maison.

La fête de Pessa’h qui est surnommé dans la liturgie « temps de notre libération » sert de prétexte dans la Torah autant pour servir le Seigneur en accomplissant Ses mitsvot (commandements),  que pour l’amour de l’étranger : « car vous avez été étrangers dans le pays d’Egypte ».