Pourquoi était-ce important pour toi d’être à Paris pour voir le Pape ? J’ai ressenti une grande joie quand le pape Léon a annoncé sa venue en France. J’avais été…
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Pourquoi était-ce important pour toi d’être à Paris pour voir le Pape ?
J’ai ressenti une grande joie quand le pape Léon a annoncé sa venue en France. J’avais été impressionné par notre Saint-Père lors du Jubilé des Jeunes à Rome l’année dernière. Sa présence, ses discours, son amour de la jeunesse du monde… Alors, cela m’a donné envie de le revoir, d’entendre à nouveaux des paroles fortes pour nous, catholiques français parfois en manque de repères, de sens et même d’espérance…
Porter la communion, pourquoi ?
Quand l’archevêque de Paris a écrit à ses confrères évêques qu’il manquait des porteurs de communion pour la messe solennelle sur les Champs-Élysées, le service des pèlerinages m’a sollicité et j’ai été heureux de répondre à cette demande. Quand j’ai reçu l’accréditation de cette mission, cela m’a rendu heureux et fier. C’est un service et un appel à vivre davantage ma foi, à l’exprimer et à la partager.
Quel est le moment qui t’a le plus touché et pourquoi ?
J’ai été d’abord très touché par la beauté de la veillée des jeunes autour du pape au Stade de France vendredi soir et j’ai vu la liesse populaire sur les Champs-Élysées. Là où j’ai donné la communion aux fidèles, entre l’Arc de Triomphe et la Concorde, il y avait des religieuses, des familles, des séminaristes, des volontaires qui manifestaient leur joie par des chants, des prières et tout le monde répondait à l’unisson…
Évidemment, le moment le plus marquant a été le passage du pape en papamobile, juste devant nous, souriant, heureux, nous saluant tous. J’ai ressenti une chaleur extraordinaire dans mon cœur, une émotion forte…
Que retiens-tu de ce qu’a dit le Pape ?
Le pape a eu des paroles marquantes partout où il est passé durant ce week-end, notamment à l’Élysée, lors de sa rencontre avec les catéchumènes et les néophytes à l’Institut Catholique mais surtout lors de la messe solennelle. Je retiens notamment cette phrase :
« Vous voyant ici rassemblés, frères et sœurs, héritiers d’une longue et belle histoire sainte en France, je vous dis : abreuvez-vous, à votre tour, à cette source qu’est le Cœur de Jésus transpercé. (…) Ne gardez pas cette foi en Jésus-Christ pour vous-mêmes, mais laissez-la déborder pour abreuver et combler les personnes que vous rencontrez. Il vous revient d’apporter l’espérance là où règnent le découragement et la sécheresse spirituelle ».
Par ces paroles, le pape me conforte dans ma mission auprès des jeunes, dans ma vie chrétienne au quotidien et dans mon envie de partager ma foi auprès de tous ceux que je rencontre.
Comment te sens-tu après cet événement ?
J’en reviens joyeux, plein d’espérance, et voir toute cette jeunesse répondant à l’appel du Saint-Père me rend confiant dans l’avenir. Mais pour cela, il faut laisser leur place aux jeunes, quel que soit leur âge, aux catéchumènes, aux néophytes car chacun a sa pierre à apporter à l’édifice de notre Église, de nos communautés chrétiennes…
J’ai reçu le baptême l’an dernier et lorsque la venue du Pape en France a été annoncée, j’ai eu besoin d’y aller, de participer. C’était important pour moi de poursuivre…
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J’ai reçu le baptême l’an dernier et lorsque la venue du Pape en France a été annoncée, j’ai eu besoin d’y aller, de participer. C’était important pour moi de poursuivre mon cheminement de foi, de confirmer mon engagement dans l’Église. En fait, je ne me suis pas posée de questions, je me suis inscrite et j’y suis allée.
Participer à la veillée au Stade de France est indescriptible. Se retrouver avec 80 000 jeunes, tous ensemble pour la même chose… c’est extraordinaire. Quand on y est, c’est totalement différent des images qu’on peut voir dans les médias, c’est tellement plus fort.
Lorsque j’ai demandé le baptême, j’ai trouvé une deuxième famille au sein des baptisés et à Paris, j’ai pris conscience que j’avais beaucoup de chance car beaucoup auraient aimé être là.
J’ai été particulièrement touchée lorsque le Pape nous a parlé d’espérance ou encore lorsqu’il nous a dit que nous étions les saints du monde. Il y aurait tellement de choses à retenir mais je crois que le pape Léon XIV veut qu’on prenne notre place dans le monde.
Pour la messe, c’était encore une expérience différente. Dès le chemin pour aller place de la Concorde. Dans les rues, dans le métro, tout le monde chantait et priait. J’ai été plusieurs fois à Paris et jamais, je n’ai vécu quelque chose d’aussi fort. Tout le monde était dans la joie, et ce, peu importe l’âge. Lorsqu’on a passé la sécurité et qu’on s’est installés, je me suis rendu compte qu’on était assez près du chœur. Cette messe a été tellement forte et je suis heureuse d’avoir pu communier. C’était puissant de vivre cette messe avec autant de personnes rassemblées.
Dans la nuit de vendredi à samedi, j’ai également vécu ma première adoration. Je ne savais pas ce que c’était, ni comme faire et une fille de mon groupe m’a guidée. À 4h du matin, nous voilà devant le Saint Sacrement. J’ai vécu quelque chose que je ne pourrai pas décrire. J’ai été touchée par la grâce du Saint-Esprit. Je me suis sentie tellement bien et j’ai ressenti une chaleur en moi. C’est fou.
Je rentre avec une foi beaucoup plus affirmée. Une collègue de travail que je vois aussi à la messe m’avait dit qu’il y aurait un avant et un après, et elle avait raison. Je vais faire mieux chaque jour et j’ai envie de participer à d’autres pèlerinages, week-ends pour me retrouver avec d’autres jeunes catholiques.
C’était important pour moi d’être à Paris car le Pape est celui qui représente le Christ sur Terre, il est le chef des catholiques du monde. J’avais besoin d’entendre ce…
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C’était important pour moi d’être à Paris car le Pape est celui qui représente le Christ sur Terre, il est le chef des catholiques du monde. J’avais besoin d’entendre ce qu’il avait à nous dire. Ça a été une joie de retrouver autant de congrégations religieuses présentes à Paris.
Nous avons eu la chance de participer à l’office à Notre-Dame de Paris, le vendredi. Nous avons prié avec le Pape et nous avons pu le voir de beaucoup plus près car nous étions moins nombreux. J’ai été touchée par la prière aux pieds de la Vierge et par l’émotion du Saint-Père.
Le soir, j’ai pu participer à la veillée au Stade de France. Le Pape a remercié les jeunes pour leur foi et a dit qu’ils étaient les saints de France. Je trouve cela audacieux et cela dit bien que les jeunes sont aujourd’hui la relève pour être témoins de la foi.
Pour la messe, j’étais de service de communion et avec une autre sœur, nous avons eu la chance d’attendre aux pieds de l’Arc de Triomphe. Avant la messe, nous avons vu tous ces gens en grande joie. Cela permet de goûter quelque chose de l’Église catholique de France. Donner la communion était une façon d’être au service pour que Jésus puisse aller à la rencontre de chacun. J’ai été témoin d’une joie incroyable, de sourires vrais et de silence priant.
À plusieurs reprises, il a parlé des vocations et il a invité les jeunes à ne pas craindre de répondre à l’appel de Dieu.
De retour, je crois que ça fait grandir encore l’amitié que j’ai pour le Pape. Le Saint-Père est très paisible et ose des paroles pour nous réveiller dans notre foi, notre pays.
Je crois que je suis le dernier du diocèse à m’être inscrit pour aller à Paris. J’ai encouragé les paroissiens à y aller car c’était un évènement d’Église unique et…
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Je crois que je suis le dernier du diocèse à m’être inscrit pour aller à Paris. J’ai encouragé les paroissiens à y aller car c’était un évènement d’Église unique et marquant pour l’histoire personnelle de chacun. Et au dernier moment, j’ai eu une sorte de coup de cœur, j’ai senti que je devais y aller aussi pour être là avec eux et pour eux. C’était ma place d’être aux côtés des paroissiens.
Les images retransmises sur les écrans m’ont fait prendre conscience de cette immense marée humaine, avec une grande joie et une ferveur. Près du chœur, on ne soupçonnait pas tout ce monde.
La messe a été un moment de communion, de fraternité, de renouveau intérieur. J’ai vu une foule immense, rassemblée dans la joie. C’est bouleversant de voir ces jeunes, ces familles en attente de vivre une rencontre forte. J’ai été touché par le silence pendant la messe, alors que nous étions plus de 800 000 personnes. Également par la liturgie sobre et belle.
Dans le car du retour, nous avons pris le temps de relire avec le groupe de la paroisse. Le Pape a une belle présence, il est vrai.
Aller à la rencontre du Saint-Père en France était le rendez-vous à ne pas manquer d’une grande famille. J’ai ressenti le besoin d’aller à sa rencontre, de me mettre à…
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Aller à la rencontre du Saint-Père en France était le rendez-vous à ne pas manquer d’une grande famille. J’ai ressenti le besoin d’aller à sa rencontre, de me mettre à son écoute et c’était une chance de pouvoir témoigner de ce qu’on vit en France.
La messe était extraordinaire. Il y avait beaucoup de joie et il était beau de voir tous ces visages d’Église différents mais tous unis. Nous avons vécu un moment de grâce avec le Pape.
Je rentre en retenant le fait que le Pape nous invite à ne pas garder la foi pour nous-mêmes, à être témoins de l’espérance qui nous habite, à témoigner autour de nous, dans l’Église et autour de nous. Il nous encourage à continuer de nous abreuver à la source d’eau vive. Le Pape nous invite à « apporter l’espérance là où règnent le découragement et la sécheresse spirituelle ».
Cette rencontre était un cadeau et nous ne pouvons pas le garder pour nous. Cette visite est un soutien qui nous pousse à être ensemble pour rayonner dans nos paroisses, dans nos lieux de vie. Se sentir membre d’une grande Église nous booste. Pour cette nouvelle année pastorale, ce beau visage d’Église nous renouvelle dans la foi. Soyons des témoins vivants. »
Il est 2h55, nous avons tous le sourire malgré l’heure bien matinale. Nous n’avons pas ou peu dormi mais peu importe, nous sommes fin prêts pour un marathon de 24…
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Il est 2h55, nous avons tous le sourire malgré l’heure bien matinale. Nous n’avons pas ou peu dormi mais peu importe, nous sommes fin prêts pour un marathon de 24 heures.
Le car n°1 du diocèse, avec la couleur « jaune or », transporte des paroissiens de St-Mathieu en Pays d’Iroise et du doyenné de Brest, soit un total de 89 passagers.
Nous arrivons à Paris vers 11h00. Un quart d’heure de marche plus tard, nous voilà devant le pont de la Concorde afin de passer les contrôles. Quelle n’est pas notre surprise de découvrir qu’il faut faire une queue monstrueuse pour arriver jusqu’au « check point » ! Nous nous trouvons derrière les Vendéens et juste avant les autres Finistériens. Pour patienter, nous nous lançons dans une « battle » acharnée avec les Vendéens. Nous chantons donc avec ferveur, l’« Angélus breton », le « Da Feizh han Tadou Koz » sans oublier le chant phare de notre diocèse « Pèlerins d’Espérance ». Nous réussissons enfin à passer vers 12h45, soit un quart d’heure avant la fermeture des portes ! Le plus dur est fait, nous allons enfin pouvoir assister à la messe tant attendue.
On nous a annoncé une chaleur sur Paris ce samedi. Or nous sommes sous une petite brume qui nous fait garder nos vestes. Mais à l’arrivée du pape Léon XIV, les nuages se déchirent et pour 15h00, le soleil inonde l’assemblée.
Nous sommes sur le côté Sud-Ouest de la place de la Concorde près de la statue représentant la ville de Bordeaux. Comme tous les 800.000 participants à cette messe, nous sommes là pour représenter l’Eglise de France et ainsi « faire le nombre » – mais notre emplacement privilégié, si près du Pape, nous donne la possibilité de nous faire entendre. Alors, nous chantons de tout notre cœur, en donnant de la voix. Nous sommes agréablement surpris de découvrir comme chant de communion « C’est toi, Seigneur, le pain rompu » provenant de notre livret bleu de cantiques !
Ce qui est impressionnant, c’est le calme qui règne. Nous sommes 800.000 et pourtant rien ne vient perturber ni l’homélie du Saint-Père ni la Consécration. Cette ferveur et cette communion de tous ces croyants réunis autour du pape sont quelque chose d’incroyable.
A la fin de la messe, au moment des remerciements, tout notre secteur se met spontanément à réaliser un « clapping » en scandant le nom « Léon, Léon, Léon » et en regardant l’écran géant, nous voyons qu’il est ému. Nous comprenons donc qu’il nous a entendus, alors nous l’applaudissons et en réponse, nous pouvons lire un sourire sur son visage. Notre mission est accomplie : nous sommes la voix de tous les pèlerins présents ce jour-là pour lui dire « MERCI » !
Il ne nous reste plus qu’à retrouver notre car garé aux Invalides. Nous pouvons prendre notre temps et profiter ainsi du « Paris piéton ». A 18h00, retour vers Brest avec des étoiles plein les yeux. Mais nous savons que nous passons le relais à nos collègues qui se trouvent à Lourdes…
Après une nuit blanche et une journée bien chargée en émotion, les yeux se ferment assez vite. 3h30 : le car s’arrête à Gouesnou. 24h d’émotions que nous ne sommes pas près d’oublier.
C’était mon tout premier rassemblement catholique. J’ai toujours eu la foi, mais je n’ai jamais vraiment vécu ma foi au sein de l’Église. Depuis quelques mois, je découvre tout cet…
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C’était mon tout premier rassemblement catholique. J’ai toujours eu la foi, mais je n’ai jamais vraiment vécu ma foi au sein de l’Église. Depuis quelques mois, je découvre tout cet univers de l’intérieur, et vous n’imaginez pas à quel point vous m’avez touchée par les personnes que vous êtes. Les symboles, les chants, les traditions, l’histoire de l’Église, je découvre tout ça depuis quelques mois maintenant. Mais ce week-end, Seigneur, j’ai surtout pu voir de mes propres yeux la solidarité et l’unité de l’Église. Je le ressentais déjà à Saint-Luc, mais là, je l’ai ressenti fois 10.
Et pour ceux qui l’auront remarqué, oui, je suis assez émotive et empathique… alors imaginez-moi au milieu de 700 000 personnes. J’ai clairement absorbé les émotions de toute la place de la Concorde !
Je voulais vous dire aussi que vous (pour la quasi-totalité) qui avez grandi dans la foi et avec des familles chrétiennes et pour qui tout ça est naturel, j’aimerais tellement que vous puissiez vous voir avec mes yeux, juste un instant, pour comprendre toute la beauté et la grandeur des personnes que vous êtes et de comment, par votre charité, vous avez rendu ma foi encore plus forte. Et même si mon baptême n’aura lieu que le 27 mars, je me sens déjà tellement chanceuse de faire partie de cette Église et surtout d’avoir rencontré de si belles personnes. J’espère sincèrement que certaines de ces rencontres deviendront de belles amitiés avec le temps.