Les 14 et 15 août, c’était le pardon de l’Assomption, au sanctuaire de Notre-Dame de Tout-Remède à Rumengol. Ce « petit » pardon, par opposition au « grand-pardon » de la Trinité était présidé par le chanoine Hervé Queinnec, chancelier du diocèse. Sur l’ensemble du week-end, ce sont près de 800 personnes qui ont participé aux célébrations (150 à la messe en breton du samedi soir, 500 à la grand-messe du dimanche, 150 aux vêpres).
Le pardon s’est ouvert le 14 août au soir par une messe en breton, moment apprécié par les chrétiens venus de tout le diocèse, suivi d’un temps convivial sur le placître.
Le lendemain, dimanche 15 août, l’assistance était plus nombreuse que les années précédentes pour la grand-messe de 10h30 : environ 500 personnes, pèlerins, vacanciers de passage et fidèles venus de toute la France. Le ciel voilé, sans pluie ni forte chaleur, a sans doute encouragé les uns et les autres à venir participer à cette messe en plein air.
Dans son homélie, le chanoine Queinnec a médité la figure de la femme couronnée d’étoiles de l’Apocalypse, où la tradition chrétienne reconnaît à la fois l’Église et la Mère du Messie.
Il a développé un parallèle biblique peu connu qui a particulièrement intéressé les fidèles : celui de Marie et de l’Arche d’Alliance. Comme l’Arche portée par le roi David vers Jérusalem, Marie se met en route vers la montagne pour visiter Élisabeth. Comme David s’écrie son indignité devant l’Arche qui approche, Élisabeth reconnaît la sienne devant la mère de son Seigneur. Comme Jean bondissait devant l’Arche, Jean-Baptiste tressaille dans le sein d’Élisabeth. Ce rapprochement, a expliqué le chanoine, éclaire l’enseignement du Catéchisme de l’Église catholique selon lequel Marie est elle-même l’Arche d’Alliance, demeure vivante de la présence de Dieu.
Il a rappelé enfin les titres donnés à Marie — nouvelle Ève, Vierge Immaculée, Mère du Fils de Dieu, Reine et Mère de l’Église — et les dernières paroles de Jésus en croix confiant sa Mère au disciple bien-aimé. L’amour porté à la Vierge Marie, loin d’éloigner du Christ, en rapproche.
Après la grand-messe, de nombreuses familles sont venues, comme chaque année, recevoir la bénédiction au pied du clocher — un temps de prière familiale toujours très apprécié. Tout au long de la journée, beaucoup ont aussi reçu le sacrement du pardon.
Aux vêpres, la méditation s’est poursuivie sur ce mystère de Marie, mère de l’Église. Une invitation à redécouvrir, avec elle, l’amour de l’Église dont les chrétiens ont tant besoin. Le pardon s’est achevé par les vêpres et le salut du Saint Sacrement.