Renouvelé, le pardon de Rumengol a fait le plein ce week-end. Plus de sept cents personnes ont participé aux célébrations, dans une ambiance à la fois festive et recueillie.
Trois messes, deux jours de fête
Que l’on soit venu à la messe en breton du samedi soir, suivie d’un concert de musique celtique, ou aux deux messes du dimanche — la grand-messe de dix heures trente puis la messe des sportifs à midi —, chacun a trouvé sa place dans cette grande fête rumengolaise.
Le grand-pardonneur invité
La prédication était assurée tout le week-end par le Père Dominique de Laforrest, connu de beaucoup sous le nom de plume de Keranforest. Originaire de Cléder, il s’exprime dans un breton savoureux, typique du Finistère nord… et dans un français qui l’était tout autant! Il y a une quarantaine d’années, il s’était fait connaître par ses nombreux articles sur le patrimoine dans la presse régionale. Après avoir exercé son ministère en France et aux États-Unis, c’est dans sa Bretagne natale et chérie qu’il est venu prêcher à Rumengol, sur l’amour du Cœur de Jésus.
Des pèlerins venus de tout le Finistère
Les pèlerins sont venus en nombre de tout le Finistère. En voiture pour certains, mais d’autres ont voulu respecter la tradition, venant à pied ou à vélo. La marche des familles a rassemblé à elle seule cent cinquante participants.
Une dimension internationale
Cette année était placée sous le signe de l’international. Une communauté de missionnaires brésiliens, présente dans notre département pour deux semaines, a participé aux festivités. Au gré des rencontres, de beaux contacts se sont noués et des invitations ont été lancées de part et d’autre.
Tradition et modernité
Le pardon a su conjuguer modernité, avec le repas de burgers et crêpes apprécié de tous, et tradition. Cette dernière tient non seulement aux crêpes et aux bannières venues de tout le Finistère, portées en procession, mais surtout à la démarche de pèlerinage. Elle permet à chacun de venir confier ses joies et ses peines à Notre-Dame de Tout-Remède — c’est le nom sous lequel on honore la Vierge Marie à Rumengol depuis quinze siècles.
Les activités du dimanche après-midi, comme la présence nombreuse des enfants et des familles, ont contribué à la dimension festive de ces belles fêtes religieuses.