« La dignité de la personne ne s’efface jamais devant la maladie, a introduit Jacques Jégou, délégué diocésain à la Pastorale de la Santé. Célébrer à domicile ou à l’hôpital, c’est dire à la personne : ‘Tu n’es pas seule, le Christ est avec toi et en toi’. » En faisant référence à la dernière exhortation apostolique du pape Léon XIV, Dilexi Te, le délégué diocésain a redit que « L’Église n’annonce correctement l’Évangile que lorsqu’elle touche la chair des derniers ».
Comment la parole et les sacrements deviennent-ils des sources de vie dans l’épreuve ? « Pour le pape François, notre mission est de soigner avec l’huile de la consolation, dans le service humble et proche du frère souffrant. »
Pour cette formation, la Pastorale de la Santé a fait appel au service de la pastorale liturgique et sacramentelle. Une proposition interservices qui va dans le sens des nouvelles orientations diocésaines. « La liturgie n’est pas seulement un paraître, a débuté Jean-Louis Jourdain, délégué diocésain. Elle est vraiment l’œuvre du Christ. C’est ce qui est dit dans le texte du concile Sacrosanctum Concilium. Elle est le chemin ordinaire de la vie chrétienne. Les sacrements, eux, sont la source et le sommet de la vie chrétienne et s’il y a une raréfaction des ministres ordonnés qui poussent à chercher d’autres formes de célébrations, l’eucharistie doit rester le point de repère de toute pastorale auprès des malades et des personnes âges. Le rassemblement est constitutif de la vie chrétienne. Il permet la rencontre du Seigneur et des autres. ‘Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux’ (Mt 18,20). Le Christ est là, quel que soit le nombre. Le baptême nous engage. »
Célébration eucharistique en semaine, célébration de la parole… Il existe différentes formes pour célébrer la liturgie. « Pour beaucoup, la messe est l’unique référence liturgique. Pourtant, pendant la période du confinement, nous avons appris à faire autrement », rappelle Jean-Louis Jourdain. Il a encouragé les aumôniers et bénévoles à souligner la spécificité du temps liturgique lors des propositions spirituelles pour ne pas « risquer d’aggraver la rupture avec la vie ecclésiale et paroissiale ».
Chapelet, rosaire, liturgie des heures… Autant de propositions pour permettre à celles et ceux qui sont éloignés, définitivement ou temporairement, de la vie paroissiale. « Le temps liturgique nous aide à ne pas tomber dans une routine. »
« J’étais malade et vous m’avez visité. » Un verset qui invite la communauté chrétienne à aller porter la communion aux malades. « La parole du Christ nous donne la force d’être des témoins actifs de l’Évangile. » Comment rester fidèle à cette parole ? Comment la partager dans un monde de plus en plus incroyant ? Des questions soulevées par celles et ceux qui étaient présents. « Il faut faire confiance à la puissance de l’Esprit Saint. Sans son intercession et celle du Seigneur, nous sommes impuissants. »
Lors de cette journée, William Roch, responsable diocésain du Service de l’Évangile auprès des malades, a rappelé les règles pratiques pour porter la communion à domicile ou en ehpad. « Lorsqu’on porte la communion, il faut prévenir la personne pour qu’elle se prépare, a rappelé le diacre. Préparez un petit coin pour prier avec un napperon, une bougie… N’hésitez pas à donner des nouvelles de la paroisse pour maintenir ce lien. »
Au terme de la formation, Jacques Jégou a rappelé le Dimanche de la Santé le 8 février prochain. « Votre engagement fait de vous, des soignants. Osez témoigner de votre foi, de votre joie d’aller à la messe, de visiter les malades pour donner à d’autres l’envie de s’engager. »