À l’occasion du centenaire de la béatification des Martyrs de Septembre (1926-2026), plusieurs publications viennent rappeler le souvenir de ces prêtres et religieux victimes des massacres révolutionnaires de septembre 1792. Certaines figures étaient déjà bien connues dans le diocèse de Quimper et Léon ; d’autres méritent aujourd’hui d’être redécouvertes.
Deux de ces ouvrages ont d’ailleurs déjà fait l’objet d’une présentation détaillée sur ce blog : la brochure consacrée au bienheureux François-Hyacinthe Le Livec et la réédition de la biographie du bienheureux Claude Laporte.
Parue pour la première fois en 1925, la biographie de l’abbé Louis Saluden consacrée au bienheureux Claude Laporte (1734-1792) vient d’être rééditée. Ancien jésuite devenu premier vicaire de Saint-Louis de Brest, Claude Laporte fut massacré aux Carmes le 2 septembre 1792 après avoir refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé.
Cette nouvelle édition est enrichie d’une préface et d’une postface permettant de replacer l’ouvrage dans son contexte historique et historiographique.
Louis Saluden, Une figure brestoise du XVIIIe siècle. Le Bienheureux Claude Laporte (1734-1792), Brest, Paroisse Brest Centre – Saint-Louis, 2026, 206 p., ill., 15 €.
Réalisée par Hervé Queinnec et Kristell Loussouarn, cette brochure illustrée retrace le parcours du bienheureux François-Hyacinthe Le Livec (1726-1792), jésuite originaire de Quimper. Après avoir exercé diverses responsabilités dans la Compagnie de Jésus, il poursuivit son ministère à Paris où il fut massacré à la prison de La Force le 4 septembre 1792.
Hervé Queinnec, Kristell Loussouarn, Le bienheureux François-Hyacinthe Le Livec. Jésuite quimpérois, martyr de la foi en 1792, Quimper, Paroisse de Quimper, 2026, 44 p., ill., 10 €.
Deux autres brochures publiées à l’occasion du centenaire permettent également de découvrir des figures finistériennes moins connues des Martyrs de Septembre. La première est consacrée au bienheureux Vincent-Joseph Le Rousseau de Rosencoat (1726-1792), jésuite originaire de Châteauneuf-du-Faou, enseignant puis directeur spirituel de plusieurs communautés religieuses avant d’être massacré aux Carmes le 2 septembre 1792. La seconde évoque le parcours du bienheureux Nicolas Verron (1740-1792), jésuite originaire de Quimperlé qui, après la suppression de la Compagnie de Jésus, exerça son ministère à Paris et joua un rôle important auprès des religieuses de Sainte-Aure, où il contribua au développement de l’Adoration perpétuelle du Sacré-Cœur. Arrêté pendant la Révolution française, il fut massacré à Saint-Firmin le 3 septembre 1792.
Le bienheureux Vincent-Joseph Le Rousseau (1726-1792). Jésuite originaire de Châteauneuf-du-Faou, martyr de la foi, Carhaix, Paroisse Saint-Herbot en Centre Finistère, 2026, 32 p.
Le Bienheureux Nicolas Verron (1740-1792). Jésuite quimperlois, théologien de l’Adoration du Sacré-Cœur et martyr de la foi, Quimperlé, Paroisse de Quimperlé, 2026, 36 p.