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Visitation au Sénégal. Retour en images

Jour 7 – Vendredi 13 mars – visite à l’UCAO, à la Maison des jeunes, à la direction diocésaine de l’Enseignement catholique et à la Caritas

L’UCAO (Université catholique de l’Afrique de l’ouest) est un ensemble de 7 lieux décidés par les évêques de l’Afrique de l’ouest (Sénégal, sciences de gestion ; Mali, agriculture et élevage ; Côte d’Ivoire, philosophie et théologie…) . Ici l’université catholique du Sénégal forme aux sciences de la Gestion et a été créée en 2014. Il y a 5 filières : sciences de gestion, informatique de gestion, comptabilité- finance, agro business, hygiène qualité sécurité environnement. Elle propose des formations jusqu’à la licence professionnelle, à 250 étudiants (diplôme accrédité CAMES, une des accréditations, et par l’État ; discipline stricte ; présence aux cours ; exigence d’une tenue morale des élèves ;
tenue et uniforme obligatoire ; 80% musulmans et 20 % chrétiens ; coût de la formation 1000 euros par an (le SMIC est 100 euros )…d’où une certaine sélection)

Quelle est l’éthique de l’UCAO ? Ouverture à la différence et respect de l’autre… et le caractère propre de l’UCAO ? L’esprit d’ouverture chrétien, la proposition de célébration catholique et d’autres animations catholiques. Le personnel est catholique (les permanents) et les enseignants sont musulmans.

La question est celle de la communication de l’Université sur le dehors, surtout au niveau des nouveaux étudiants… « on attire les étudiants ici à partir des écoles catholique de Thiès… Il faut que l’on aille les chercher, c’est un défi pour l’université. Actuellement, c’est difficile financièrement. on a la capacité d’accueil de 1000 personnes. »

Nous quittons et allons à la Maison des jeunes, appelée maison de séminaire et de formation. Le directeur nous fait visiter. Elle a été fondée le 14 janvier 2023 et elle a un partenariat avec Bamberg (20 ans).
Cette maison existe pour les besoins des jeunes. Il faut aider les jeunes à avoir des compétences… formation courte durée et diplomante : entreprenariat, entretien panneaux solaires, formation en sérigraphie bureautique, formation cuisine. C’est une formation théorique et pratique.

La Maison des jeunes est une maison commune ouverte à tous. C’est le quartier général des mouvements de jeunes : scouts, etc… ils sont nombreux. Autre activité : forum des JMJ Médina Fall 2026 sur le dialogue islamo chrétien. 50 personnes avec des responsables musulmans et des chrétiens. et le lieu dispose d’une salle informatique.
Autres activités : Secrétariat pour le jumelage avec Bamberg, mouvement des adultes ruraux, Secrétariat JMJ 21-22 mars, 4000 jeunes doivent venir.

Puis visite Direction diocésaine de l’enseignement catholique, lieu de pastorale sociale de l’Église.
21 000 élèves dans l’enseignement catholique à côté d’un système d’enseignement d’état
79 établissements
6000 catholiques sur 14 000 musulmans
Salariés 636 salariés
enseignants payés par l’enseignement catholique avec subventions données par l’État (10 % du chiffre d’affaires payé par l’état)
5 réseaux internationaux de parrainage finance à 15 %.. Pour les familles démunies, le directeur décide la diminution de frais pour chaque famille. même tenue d’habits dans l’école
activité pastorale : catéchisme fait à partir de la maternelle jusqu’à la terminale, fait par les enseignants.

Visite de la Caritas diocèse de Thiès… c’est le secours catholique local.
Plusieurs projets en lien avec la mal nutrition des enfants, l’agr- économie émancipation financière des femmes, croisement génétique des poules, replantation d’un parc à Mont Rolland par les enfants pour sensibiliser à l’environnement

Pepas à la maison du prêtre ; puis visite de l’église Saint Jean-Baptiste (la où est le Père Christian le Borgne)

Elle a été érigée le 24 juin 1990 à côté d’une première chapelle érigée par les missionnaires en 1893.
Aujourd’hui, c’est un vendredi de carême avec chemin de croix et messe à 13 h 30, 15 heures, chemin de croix et 18 heures, messe. c’est à cette messe que nous participerons.

3 chorales dans la paroisse : deux d’adultes et une d’enfants. Un curé, l’abbé Camille Sène, avec deux prêtres. par ailleurs, directeur du centre de formation interdiocésain à Sébikhotane.

Nous rencontrons les sœurs de la Charité du bon Pasteur d’Angers. 4 religieuses… C’est un centre de formation professionnelle pour des femmes autrefois en situation de prostitution et aujourd’hui des femmes en situation de vulnérabilité, notamment les femmes qui ont eu des enfants tôt. Présence d’une école primaire, d’un atelier de couture et d’un lieu de vente de tissus.

Le Père Camille nous décrit sa paroisse :
5000 chrétiens pratiquants
bonne vie paroissiale.
conseil paroissial et conseil économique
pastorale de l’enfance : messe des enfants une fois par mois CVAV, scouts
visite dans les familles reparties entre les prêtres

Un leitmotiv chez le père Camille : maintenir la Communion d’abord avant de construire des bâtiments.

messe à 18h30 dans une église pleine. il est vrai que c’est un vendredi de carême. Mais on rêve !
Accueil de l’assemblée par le curé. Belle messe. A la fin, reprise de parole de Camille Séne redisant l’importance de formaliser des liens entre les deux diocèses marqué déjà par la présence des prêtres sénégalais en Finistère et la présence du Père Christian le Borgne à l’église Saint Jean Baptiste de Thiès. Suit le don de cadeaux. L’Évêque reçoit un cadre, photo de l’église Saint Jean Baptiste et à chacun de la délégation est offert un grand tissu sur lequel est écrit Saint Jean Baptiste. très beau cadeau

repas offert par la Paroisse avec rencontre des paroissiens à table…

départ vers 22 heures 30 pour la maison du prêtre

Jour 6 – jeudi 12 mars – Sanctuaire Mont Rolland et fête à la Maison des jeunes

Départ pour Mont Rolland, sanctuaire marial depuis 1893. Ce fut un lieu évangélisé par les spiritains (pères du Saint-Esprit) et sanctuaire diocésain depuis 1990. Ce sanctuaire est situé à 14 kms de Thiès où il y a beaucoup de rassemblements. 22 ha de surface pour recevoir les groupes. Dans ce village, il y a une famille catholique sur deux, d’où la croix à l’entrée du village.

Accueil par le maire du village (il s’appelle Yves !!). Ici le maire est toujours catholique. Et Accueil du curé, l’abbé Gabriel Siss.
Messe à l’église Notre-Dame de l’Assomption… encore mot du maire, puis de Mgr Dognin répondant à l’accueil. Messe animée par des paroissiens. quelques fidèles étaient présents.

Après la messe, visite d’une entreprise, Fam Morenga créée par un jeune du village.
60 femmes y travaillent. C’est une usine de transformation de céréales ou de fruits…jusqu’à la vente.
Le morenga est un fruit du pays dont les feuilles sont broyées en poudre et transformées… en produits pharmaceutiques (notamment pour soigner le diabète). Cette usine travaille aussi des céréales (comme le mil) séchées et transformées en éléments nutritifs… utilisés par exemple pour le couscous… elle produit des mangues séchées… nous visitons tous les ateliers… pour finir par le lieu de vente de produits locaux. Chacun a pu faire ses achats avant de partir.

Repas à la paroisse avec le curé, le vicaire et le Père Emile Dione (il a été prêtre fidei donum pendant 4 ans à Morlaix) où il a raconté ses « origines » bretonnes, et plus sérieusement, il a raconté le massacre des tirailleurs sénégalais en août 1944 à la démobilisation. C’est une histoire qui le touche car son propre père a été tirailleur sénégalais pendant la 2ème guerre.

Bon moment de repos avec beaucoup de gaité à l’ombre et au grand air.

Retour à la Maison du prêtre et après-midi repos avant la rencontre à la Maison des jeunes.

Arrivée à la Maison des jeunes à 20 heures. Cette maison accueille les divers mouvements de jeunes du diocèse. On commence par le repas préparé par des jeunes et des femmes.. un groupe de musiciens diocésain chante des cantiques, quelquefois en wolof, quelquefois en français. On peut remarquer certains airs bretons chantés en Wolof.

Après le repas, présentation de personnes présentes engagées dans la vie du diocèse.

Adèle Ndione la responsable diocésaine des femmes catholiques. C’est un mouvement rassemblant 3500 femmes dans tout le diocèse. Pour faire quoi ? Aide entre femmes, soutien aux plus démunies par des dons en nature, journée de solidarité diocésaine rencontres spirituelles, pèlerinage diocésain des femmes à Mont Rolland… actuellement grand projet : construction d’une maison de la femme catholique.

André Roland, directeur du partenariat Etudes et développement Caurie micro finance (micros- crédit proposés aux personnes défavorisées particulièrement les femmes)

Soeur Marguerite Marie, sœur des filles du saint Cœur de Marie, directrice d’une école d’infirmière.

Frère François, frère de saint Jean de Dieu, directeur de l’hôpital Saint Jean de Dieu de Thiès

Deux sœurs ursulines (de l’union romaine) dirigeant le collège Saint-Ursule pour jeunes filles.

Abbé Gabriel Ciss, responsable du jumelage avec Saint-Claude en France

Abbé Moise Seck, responsable du partenariat avec l’Allemagne notamment Bamberg. « Nous avons de grands liens avec eux et nous souhaitons aussi des liens approfondis avec le diocèse de Quimper »

Mgr Dognin a conclu en remerciant de l’accueil et en parlant de nos liens qui vont en se raffermissant.

Mgr Albert Sène, administrateur du diocèse, remercie les participants de la maison ayant organisé la soirée (musiciens, cuisine, les habitants de la maison). Il dit ensuite la joie d’avoir reçu la délégation de Quimper.

Jour 5 – Mercredi 11 mars – Île de Goré et visite à la cathédrale et à l’archevêché de Dakar

Départ à 6 h 30… C’est tôt ! Mais c’est ainsi ! Arrivée à 8 heures au Port de Dakar… Attente de 2 heures. Le bateau est à 10h.

Arrivée à l’île de Gorée, à 3,5 kms de Dakar… haut lieu de la traite négriere menée successivement par les Portugais, les Hollandais, les Français et les Anglais entre 1444 et 1850 environ… Personnes fournies par les rois africains (ayant réduit en esclavage leurs ennemis), les hommes, femmes et enfants étaient vendus à des maîtres esclavagistes qui les préparaient pour des propriétaires des plantations de sucre, soit au Brésil aux États-Unis au Mexique, Haïti, Guadeloupe et Martinique.
L’île de Goré était une des principales bases africaines pour ce trafic mis en place à grande échelle par l’Occident, les Africains eux-mêmes et les pays arabo-musulmans.
12 millions (sur 30 millions de la traite occidentale) sont partis de Goré… plus d’un million sont morts en voyage… triste exemple de l’exploitation entre humains.

Ce lieu est devenu lieu mémoriel de l’esclavage décrété par l’ONU en 1978. Plusieurs chefs d’État sont venus à Goré : Jean Paul II y est venu, demandant pardon au nom de l’humanité. Le curé de Goré, l’abbé nous a accueillis dans son église Saint-Charles-Borromée, évoquant le rôle positif et éducatif de communautés religieuses dans le monde de l’esclavage, notamment Mère Anne-Marie Javouhey, fondatrice des Sœurs de Cluny luttant pour l’émancipation des esclaves. Il souligne que l’église a été pionnière dans la lutte contre l’esclavage.

Déjeuner dans un restaurant de Goré. Puis bateau à 15h.

Puis départ pour Dakar, à la cathédrale… Le curé nous reçoit, nous fait visiter le Musée de la cathédrale et la crypte. Le musée nous a éclairé sur l’histoire du diocèse de Dakar. L’évangélisation par les religieux, notamment les Pères du Saint-Esprit, fondé par François Poulard des Places, puis Liberman… la première ordination vers 1850… le développement d’un clergé local. Le diocèse a été érigé en 1955… La consécration de figures épiscopales, notemment Mgr Marcel Lefevre (1955-1962), qui fut ensuit le fondateur de la Fraternité integriste Saint-Pie X, le Cardinal Hyacinthe Thiandoum (1962-2000), grande figure ecclésiale et politique du Sénégal… et maintenant André Gueye, actuellement archevêque… Un diocèse jeune comparé au Finistère… et aussi très vivant !

Puis messe à la cathédrale présidée par Mgr Dognin. Et dîner à l’archevêché avec Mgr Gueye, homme très vif et gai. Beau repas très fraternel où les prises de parole des deux évêques ont promis de beaux liens entre nos diocèses ; puis retour à Thiès, a la Maison du prêtre… arrivée vers minuit.

Jour 4 – Mardi 10 mars – Abbayes de Keur Moussa et Keur Guilaye puis Séminaire de Sébikotane (P. Jean-Michel Moysan)

8h30 : départ… il fait beau… Nous sommes accompagnés par Fidèle un jeune de la Maison des jeunes. Paysages secs beaucoup de baobabs. En route vers Keur Moussa (abbaye de moines) et Keur Guilaye (abbaye de moniales).
Arrivée à 9h30 à Keur Guilaye pour la messe de 10h.
Keur Guilaye a été fondée en 1967 par l’abbaye des sœurs bénédictines de Solesmes 35 ha – 15 moniales. Accueil pour 50 personnes beaucoup de demandes de séjours.
Bonne entente avec les Musulmans qui entourent le domaine. Le silence frappe beaucoup, nous dit la sœur qui nous accueille.
Sur la facette, une citation écrite pour le jubilé de 2005 avec la photo de Dom Gueranger, fondateur de Solesmes l’abbaye mère : « la foi est essentiellement de l’ordre de la volonté.. veuillez croire, et vous croyez déjà… plus l’ennemi attaque la foi dans une âme, plus il montre que cette âme est solide dans la foi ».
10h : messe à la fois avec chants en grégorien et chants avec kora et balafon… sublime !
Ensuite rencontre avec les sœurs sur leurs activités… beaucoup de joie entre elles.

Départ pour Keur Moussa : 40 moines environ ; abbaye fondée en 1963 à la demande du Cardinal Thiandoum. L’abbaye de Solesmes envoie 9 moines fonder une abbaye, c’est Keur Moussa. Le concile Vatican ll (1962-1965) décrète l’inculturation de la liturgie dans les traditions locales.. d’où creation de liturgie en français avec la Kora et le balafon. Office du milieu du jour à 12h15.
Puis visite de l’église par un moine… une autre citation de Don Gueranger est posée dans l’église : « la prière est pour l’homme le premier des biens… elle est sa lumière sa nourriture sa vie même, puisqu’elle me met en rapport avec dieu qui est lumière, nourriture. « 
Ensuite visite du monastère : atelier de fabrication de kora, vergers avec système d’irrigation, porcherie, bâtiment d’asséchement des fruits et magasin (avec produits fabriqués par les moines…) puis départ vers Pout.

Réception à la paroisse Saint-François-Xavier de Pout. L’abbé Alphonse, vicaire de la Paroisse nous reçoit. Il nous décrit sa paroisse : 3 secteurs : secteurs de Pout, Keur Moussa et Baya… Beaucoup de chrétiens répartis en CEB, 4 communautés ecclésiales de base dans les divers villages du secteur de Keur Moussa.
En 2024… Idée de créer une église, car elle est trop petite… 4 commissions mises en place. Le projet arrive à son terme elle sera commencée en avril prochain. Mais nous dit le prêtre, construire une église doit être un acte spirituel : « si le Seigneur ne bâtit la maison, les travailleurs bâtissent en vain ».

Départ pour le grand Séminaire national de Sebikotane recevant les séminaristes du Sénégal des 3-4-5-6ème années (théologie)… 54 hommes habillés d’une soutane blanche et se préparant à être prêtre… c’est impressionnant… les équipes de vie de séminaristes nous ont fait visiter le séminaire et nous ont parlé de leur rythme de vie (études, prière, repas, travail à la ferme, équipe de vie, sport, et…). Quelques professeurs vivent avec eux. Ils ont seulement une journée libre par mois pour aller voir leur famille. Bel accueil de leur part avec une belle générosité

Retour vers Thiès… arrêt à la paroisse St-Jean-Baptiste de Pout, lieu où le Père Eric Ndiolène a été curé. Vêpres dans l’église. Retour à la Maison du prêtre à 20h15.

Jour 3 – Lundi 9 mars (P. Jean-Michel Moysan)

Au programme de la journée, visite du sanctuaire de Popenguine. Départ à 9 heures vers Popenguine au sud du Sénégal, sanctuaire marial national… Après une route impossible, arrivée sur l’autoroute belle et sans ralentisseurs. Que ça fait du bien !
Arrivée au sanctuaire marial. Quelques mots sur le sanctuaire : plusieurs pèlerinages y viennent de tout le Sénégal, dont le pèlerinage national lundi de la Pentecôte rassemblant près d’un million de personnes en deux jours.
Nous nous arrêtons à la nouvelle construction du nouveau site, financé par l’Etat (il fait la même chose pour les musulmans), actif depuis deux ans. Cela leur permet de recevoir les grands rassemblements.
Puis visite du site ancien, toujours ouvert pour de plus petits rassemblements (comme le pelerinage des malades).
Ensuite messe à l’église de Popenguine… Un moment fort. Les belles fresques sur l’apocalypse de saint Jean ont été commentées par Christian Le Borgne.
puis bref passage a la mer, où certains se sont baignés !
Vers 14 heures… Déjeuner dans la famille de François Niar Ciss, prêtre à Chateaulin et originaire de la Paroisse de Sanghé. Nous avons été très bien accueillis. Nous avons rencontré la grande famille Ciss autour la maman de François. Merci François de nous avoir permis de découvrir ta famille. Ce fut un moment très émouvant.
Ensuite départ pour la paroisse de Sanghé (dédiée au Sacré-Coeur… autre clin d’oeil à notre diocèse) et rencontre avec l’abbé Maurice, curé d’une paroisse de 5000 chrétiens. Le thème de l’année 2025-2026 est inscrit en grand dans l’église : « dans l’attente d’un Pasteur, marchons dans la communion et dans l’espérance. »…. ils sont vraiment dans l’attente d’un Pasteur… C’est une paroisse vivante… Un exemple : hier, dimanche, la récollection dans la paroisse de Sanghe a attiré 500 personnes… ça fait rêver ! Il y a une vraie présence importante des femmes catholiques dans la paroisse.
Nous avons ensuite visité la savonnerie et le dispensaire paroissial, tenus par les Sœurs de l’immaculée Conception de Castres… des sœurs visiblement données à leur travail.
Nous avons déposé les cadeaux (cahiers, crayons) préparés par l’école catholique de Lanmeur pour l’école catholique de Sanghé tenue par les sœurs.
Nous avons prié les vêpres dans l’église de Sanghé, avant un retour à l’hébergement, dans la fatigue… Une journée bien remplie !

Jour 2 – Dimanche 8 mars (P. Jean-Michel Moysan)

Visite à Mboro, rassemblement diocésain des Cœurs et âmes vaillantes.
Départ à 8 heures. Laudes dans le car.

Le car est plein 25 personnes. il est confortable. il faut faire attention aux carrioles tirés par des ânes qui ne vont pas vite et à des vaches qui traversent… paysages très secs… avec des baobabs… beaucoup de ralentisseurs sur la route (un peu pénible, disons le)  à cause des villages que traversons. Mais nous avons le temps ! Nous repérons le sanctuaire de Mont Rolland à gauche.. mais  reviendrons dans ce lieu.  

Arrivée à Mboro à 9h30, accueillis par le curé l’abbé David. La messe est à 10 heures : rassemblement d’enfants Cœurs vaillants et âmes vaillantes.
600 enfants y participent avec leurs animateurs, rassemblement national vécu par diocèse. 

Messe présidée par Mgr Dognin… nous sommes attendus, car la photo de Mgr Dognin s’affiche en grand sur le fronton de l’église.  Belle homélie par Mgr Albert Sene, administrateur du diocèse en l’absence d’évêque (Mgr André Gueye) nommé récemment archevêque de Dakar). Très belle messe avec chorale.  Mgr Sene a pris la parole a la fin. Il a souhaité à notre délégation la bienvenue et a souhaité devant toute l’Assemblée une belle collaboration de diocèse à diocèse.  Cet engagement oral nous a fait chaud au cœur   car il scellé le lien et peut être un jumelage de nos deux diocèses. A la fin, nous avons chanté un chant en breton et en wolof : Gloar da  Vari… moment intense de communion de chant liturgique entre deux églises. 

Puis repas excellent entre nous préparé par les Femmes catholiques (mouvement  catholique sénégalais) et servi par les jeunes de la Paroisse… moment restaurateur !

Ensuite après-midi calme à la rencontre des femmes catholiques (toutes habillées pareil)  – rencontre spontanée des groupes de femmes finissant de manger et ensuite dansant au son de leurs rythmes bien soutenus. Quelques-uns (surtout quelques unes) d’entre nous se sont risquées… Vers 17 heures, le curé, l’abbé  David nous a fait visiter l’église de Mboro et nous avons pris le chemin du retour la Maison du prêtre de Thies (célébration de Vêpres dans le car). En route, nous nous sommes arrêtés dans la famille du Père Eric Ndiolène… belle visitation à la maman (et à la famille) d’un prêtre. 

Jour 1 – Samedi 7 mars – Rencontre avec l’évêché de Thiès et visite de l’hôpital Saint-Jean de Dieu.

9 heures : laudes à la Maison du prêtre (une maison pour les prêtres à Thiès) puis marche jusqu’à l’évêché de Thiès.

Le but, la rencontre avec Albert Sène, administrateur du diocèse (il n’y a pas d’évêque actuellement). Grande conférence de la présentation du diocèse… Idée principale : le Sénégal a été évangelisé par les Bretons, créé en 1969 par l’archevêché de Dakar… d’où leur dette à notre égard et le désir d’une collaboration entre les deux diocèses.
Le diocèse de Thiès a été créé en 1969 par l’archevêché de Dakar. Actuellement, son ancien évêque, Mgr André Gueye a été nommé Archevêque de Dakar, d’où vacance du siège. Il y a donc un administrateur, Mgr Albert Sène.
Quels sont les enjeux de la vie dans le diocèse : 95 % musulmans et 5 % chrétiens au Sénégal, 65 000 catholiques dans le diocèse. Système familial se fragilisant, chômage massif et exode rural… Moyenne d’âge des prêtres : 40 ans. L’islam est conquérant, les églises évangéliques combatives.

3 autres personnes ont pris le relais de la conférence. L’abbé Marcel, directeur des œuvres : il a parlé de la Caritas ( importante dans le diocèse), l’hôpital diocésain Saint-Jean de Dieu ; les projets de pisciculture. L’abbé Théodore a pris la parole sur l’économat : la recherche de l’autonomie financière, d’auto-financement. L’abbé Camille Sène a parlé des prêtres, des conditions de vie des prêtres de la Fraternité sacerdotale, de la formation continue, de l’apostolat des laïcs. Une laic, Philoméne Rollan-Faye, a parlé de la gestion du patrimoine, des champs cultivés pour l’autonomie financière avec le désir de ne pas dépendre de l’international (le souci de l’autonomie financière est central).
Déjeuner à l’évêché, puis visite de l’hôpital diocésain Saint-Jean de Dieu, dirigé par les frères de Saint-Jean de Dieu : accueil de tous (chrétiens, musulmans et animistes)… Développement de spécialités (dont maternité) en lien avec la faculté de médecine avec l’etat, avec l’hôpital public et le désir d’etre un hôpital moderne… visite passionnante avec le constat de la pauvreté des moyens et la vétusté des locaux.
Enfin messe à la cathédrale Sainte-Anne présidée par notre évêque… église pleine. À la fin, chant en breton et en Wolof.. Introun santez Anna… l’air de beaucoup de chants bretons a été utilisé par les missionnaires en y mettant des paroles en woloff.
20 h : repas à la Maison du prêtre