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Chronique du Père Job an Irien : Frankiz / Liberté

Frankiz

Petra eo deuet ar fiziañs da veza ? Da belec’h eo eet ? Ha mouget eo bet gand an deveziou a graouadeg hag a skuizder o c’hortoz ma c’hellfe an nor chom digor en-dro ? Ar skeudenn-ze a zeu din pa zoñjan e amzer va bugaleaj, pa jome digor dor an ti euz ar mintin beteg an noz. Eun amzer a frankiz e oa hag eun amzer a fiziañz en amezeien. Kleved a ran c’hoaz va mamm-goz o lavared ; «Serr an nor ’ta, rag ema ar bohemianed o rodal dre ar vro !» Hag e responten dezi : «Ma teuont dre amañ, e vezin abred awalc’h evid serri an nor dezo, ma vez ezomm !» Hag en deiz-se e gwirionez e tremenas dre zu-mañ eur vaouez gand eur bugelig, ha va mamm a roas dezo eun hanter dousennad viou… ha ne oe ket serret an nor !

Abaoe miziou ha miziou eo bet desket deom pellaad diouz ar re all da vired da dreuzkas pe da baka ar c’hleñved-red, ha kement-se a zo eun ampoezon evid an daremprejou. Gouzoud a reom mad on-eus da dostaad en-dro, ha da rei plas d’ar re all en or buez ma fell deom beza beo ha rei dorn d’ar vuez. Beza vaksinet eo an alhwez a gornzigoro an nor, ha ne welan ket perag ne c’hellfe ket ar re a zo vaksinet starda an dorn an eil d’egile d’en em zaludi ha zokén pokad an eil d’egile. N’om ket sperejou, med tud gand eur c’horv. N’eo ket gand on daoulagad hag or c’homzou hepkén e c’hellom lavared or fiziañs hag or c’harantez d’ar re all. Starda dorn unan bennag a zo disklêria dezañ pegement e kont evidom, hag kement-se a dalvez aliez muioc’h eged kalz komzou.

Ma ’z-eo bet diêz ar mareou diweza evid kalz tud abalamour d’an diouer a frankiz pe d’an dilabour, e ranker koulskoude lavared eo bet evid lod eur mare da zizolei eun doare all da veva ha dreist-oll da veza tostoc’h ouz an natur. Tro on-eus bet da zoñjal muioc’h er pez a ra an den d’an natur dre ar bed a-bez, ha da zantoud pegement eo stag or yehed ouz yehed an natur. Gouzoud a reom bremañ e c’hell pep hini ober eun dra bennag evid na zeufe ket ar cheñchamant hin da bennbouelli ar bed. Gouzoud a reom ive e c’hellom beva gand nebeutoc’h, kaoud boued sasunnoc’h ha ne zeufe ket euz penn pella ar bed, ha c’hoaz dreist-oll e kont muioc’h evidom an dud eged an traou. Gand ma ne vezo ket ankounac’heet kement-se en deiz ma vezim dibennasket da vad. «Kalon an den a zo c’hoantuz, p’en deus bet gwenn e c’houlenn ruz, pa vez sehor e c’houlenn glao, eun dra bennag a vank atao…»


Liberté

Qu’est devenue la confiance ? Où est-elle allée ? A t-elle été étouffée par les jours de confinement et la fatigue à attendre que la porte puisse de nouveau rester ouverte ? C’est l’image qui me revient lorsque je pense au temps de mon enfance : la porte restait ouverte du matin jusqu’au soir. C’était un temps de liberté et un temps de confiance dans les voisins. J’entends encore ma grand-mère dire : «Ferme donc la porte, car les Bohémiens circulent dans le pays !» Et je lui répondais : «S’ils viennent par ici, je serai assez tôt pour leur fermer la porte, s’il le faut !» Et ce jour-là de fait il passa par chez nous une femme avec son enfant, et ma mère lui donna une demie-douzaine d’œufs… et la porte ne fut pas fermée !

Depuis des mois et des mois on nous a appris qu’il fallait s’écarter des autres pour éviter de transmettre et d’attraper l’épidémie, et c’est un vrai poison pour les relations. Nous savons bien qu’il nous faut nous rapprocher, et faire place aux autres dans notre vie si nous voulons être vivants et aider la vie. Être vaccinés est la clé qui entrouvrira la porte, et je ne vois pas pourquoi ceux qui sont vaccinés ne pourraient pas se saluer en se serrant la main et même en s’embrassant. Nous ne sommes pas des esprits, mais des personnes avec un corps. Ce n’est pas seulement par nos yeux et nos paroles que nous pouvons exprimer notre confiance et notre amour des autres. Serrer la main de quelqu’un c’est lui dire combien il compte pour nous, et cela vaut souvent bien plus que des paroles.

Si les derniers temps ont été difficiles pour bien des gens à cause du manque de liberté ou du chômage, il faut cependant dire que pour certains ce fut un temps pour découvrir une autre façon de vivre et en particulier d’être proche de la nature. Nous avons eu l’occasion de réfléchir davantage à ce que l’homme fait à la nature dans le monde entier, et de sentir combien notre santé dépend de la santé de la nature. Nous savons maintenant que chacun peut faire quelque chose pour éviter que le changement climatique ne vienne culbuter le monde. Nous savons aussi que nous pouvons vivre avec moins, avoir une nourriture plus saine et qui ne vienne pas de l’extrémité du monde, et surtout que les gens comptent pour nous davantage que les choses. Pourvu que cela ne soit pas oublié lorsque nous serons désentravés ! «Le cœur de l’homme est insatisfait, quand il possède le blanc, il demande le rouge, s’il fait sec il demande la pluie, quelque chose manque toujours…»

Tad Job an Irien

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