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Gouel Pask – Chronique du P. Daniel de Kerdanet

Pa vez ano eus ar gouel-mañ, e teu buan d’or spered soñjou brao. Gouel ar vuhez eo, lidet en Nevez Amzer, pa deu en-dro sklêrijenn ha tommder an heol, ha pa zispak ar bleuniou. Ha gwir eo kement-mañ, evel-just !

Med kalz brasoc’h ha bravoc’h c’hoaz eo Pask !

Pask, « Pessa’h » en hebraeg, a dalv « tremen ». An hebreed zo tremenet euz ar sklavaj en Ejipt d’ar vuhez en Douar Prometet, o vond dre ar gouelec’h. Jezuz-Krist zo tremenet euz ar maro d’ar vuhez, goude beza bevet ar Basion. Trec’h eo ar vuhez da vad ! Med n’eo ket dizoñjet ar poaniou hag ar maro koulskoude. Or Zalver, savet beo euz ar bez, a ziskouez e c’houliou da Domas ha ne grede ket.

Evid digemer talvoudegez an « tremen » meurdezuz-mañ, eo arabad naha eul lodenn anezañ. War meur a galvar en or bro e weler ouz ar memes peul Jezuz lakeet d’ar maro war eun tu, hag adsavet da veo war an tu all. N’eus ket tu dispartia an eil diouz egile. An Aotrou Krist ’neus kredet, dre garantez, gouzañv ar maro evid rei deom ar vuhez. Liammet krenn eo an daou dra.

Merkou ar Basion war korv or Zalver adsavet a ziskouez deom ne c’hell netra beza trec’h war ar vuhez hag ar garantez. Beteg er boan hag er maro, ha n’o-deus talvoudegez e-bed enno o-unan, e c’hell diwan ar vuhez, a-drugarez da garantez Doue. Pa ’z om merket gand ar poaniou, dalhom soñj n’ez a ket ar maout gand ar maro, n’eo ket eun termen med eun tremen war-zu eur vuhez nevez.


La fête de Pâques

Quand nous entendons parler de cette fête, de belles idées nous viennent rapidement à l’esprit. C’est la fête de la vie, célébrée au printemps, lorsque la lumière et la chaleur du soleil reviennent et que les fleurs apparaissent. Et évidemment tout cela est vrai !

Mais la fête de Pâques est encore bien plus belle que cela !

Pâques, « Pessa’h » en hébreu, signifie « passage ». Les Hébreux sont passés de l’esclavage en Egypte à la Terre Promise, en traversant le désert. Jésus-Christ est passé de la mort à la vie, après avoir vécu la Passion. La vie est vraiment victorieuse ! Mais les douleurs et la mort ne sont pourtant pas oubliées. Le Christ ressuscité montre ses plaies à Thomas qui ne croyait pas.

Pour accueillir toute la valeur de ce « passage » majestueux, on ne peut nier l’un ou l’autre de ses éléments. Dans notre pays, beaucoup de calvaires présentent sur le même pilier Jésus mis à mort d’un côté, et ressuscité de l’autre côté. On ne peut séparer l’un de l’autre. Le Christ, par amour pour nous, est allé jusqu’à mourir pour nous donner la vie. Ces deux réalités sont intimement liées.

Les marques de la Passion sur le corps du Ressuscité nous montrent que rien ne peut l’emporter sur la vie et sur l’amour. Même au cœur de la souffrance et de la mort, qui n’ont en soi absolument aucune valeur, la vie peut germer, grâce à l’amour de Dieu. Lorsque nous sommes marqués par la souffrance, rappelons-nous que la mort n’a pas le dernier mot, elle n’est pas une impasse mais un passage vers une vie nouvelle.