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Chronique du Père Job an Irien : Salam Peoc’h ! / Salam ! Paix

Salam Peoc’h !

    Meur a zevez goude eun taol-avel greñv war ar mor e weler c’hoaz e efed war ar gwagennou. Evel-se e seblant beza, hervez Joe Biden, warlerc’h « Beaj istorel » ar Pab Frañsez e Bro-Irak. Gouzoud a reer mad : Beza a zo beza galvet ! Eet e oa ar Pab da c’hervel ar vro-ze da lezel a-gostez an drougrañs, ha da drei war-zu ar peoc’h. « Eur gwir ‘gwaz-Doue’ eo ar Pab », eme jeneraled muzulman e Erbil d’an eskob Najib d’al lun vintin goude beza selaouet ar Pab Fransez. « Troet e-neus or c’halon ! » emezo. Geriou diweza ar Pab araog kuitaad Bro-Irak a oa bet « Salam, salam, salam », da lavared eo « Peoc’n, peoc’h, peoc’h ! », eur galvadenn eta da hada sinou a beoc’h er vro-ze ken merzeriet abaoe Saddam Hussein gand a bep seurt brezeliou ha distrujou.

    E Mossoul, ar gêr lec’h e oe disklêriet ar Stad islameg e 2014, e pedas ar Pab evid an oll re a gollas o buez er brezel-se, ha kement-se e-kreiz rivinou eun iliz, eur voskeenn hag eun templ, oll distrujet gand Daech. Gervel a reas ar relijionou d’en em gleved da vired na zeufe en-dro follentez lahuz Daech. « Breudeur om oll, en em unanom eta eneb an droug, evid ma c’hello pep hini beva e peoc’h amañ hervez e gredennou : adsavom ar vro. Ra jomo sioul an armou ! Arabad biken koll kalon. Kreñvoc’h eged ar maro eo on esperañs. »

    En e gomzou vel en e zoare da veza e-neus diskouezet sklêr e kemere perz e poaniou ar vro, ‘giz ma vefe e-unan ginidig euz ar vro. Deuet e oa da ober eur pirhirinaj da frealzi an dud glaharet ha da c’hervel an dud a volontez vad d’en em gleved evid adsevel ar vro hag asanti d’an disheñvelderiou. Ne gomze ket a-uhel. Rannet oa e galon gand ar pez a wele. D’ar gristenien, hag a oa 6% euz ar boblañs araog ar bloaveziou 2000 ha bremañ a-vec’h 1%, e-neus lavaret hag azlavaret : na gollit ket an esperañs ! Na gollit biken kalon ha na ehanit ket da huñvreal!

    Ar wech kenta e oa d’eur Pab mond da weled ar vro bet avielet er c’hantved kenta gand sant Tomaz, an abostol ha ne gredas ken na welas. Ar Pab a oa ken izel a galon ha Tomaz e-unan hag ar c’homzou a beoc’h a zistagas gand an Ayatollah Ali Sistani, kenkoulz hag e Our, e Mossoul, e Karakosh hag e Erbil a oa ’vel eur bedenn da oll relijionou ar vro-ze : en em unanit eneb ar feulster ! Eñ e-unan a zisplege, er c’harr-nij a gase anezañ en-dro d’ar Vatikan, pegen skoet e oa bet gand nerz-kalon ar re a oa deuet a-benn da bardoni. Eun hadennig war hent ar peoc’h !

    Salam ! Paix

    Plusieurs jours après un fort coup de vent sur la mer on voit encore ses effets sur les vagues. Il semble bien qu’il en soit ainsi après le voyage du Pape François en Irak, que Joe Biden qualifie « d’historique ». On le sait bien : exister, c’est être appelé. Le Pape était allé appeler ce pays à laisser de côté tout ressentiment, et à se tourner vers la paix. « Le Pape, c’est un vrai homme de Dieu » disaient des généraux musulmans qui avaient écouté le Pape François à l’évêque Najib le lundi matin. « Il nous a tourné le cœur » disaient-ils. Les derniers mots du Pape avant de quitter l’Irak avaient été « Salam, Salam, Salam », c’est à dire « Paix, Paix, Paix ! » un appel à semer des signes de paix dans ce pays qui depuis Saddam Hussein a été si martyrisé par toutes sortes de guerres et de destructions.

    A Mossoul, la ville où avait été » proclamé l’État islamique en 2014, le Pape pria pour toutes les victimes de la guerre, et cela au milieu des ruines d’une église, d’une mosquée et d’un temple, tous détruits par Daech. Il appela toutes les religions à s’unir contre le retour de cette barbarie. « Nous sommes tous frères, unissons-nous donc contre le mal pour que chacun puisse vivre ici en paix selon ses convictions : reconstruisons le pays. Que les armes se taisent ! Ne nous décourageons jamais. Notre espérance est plus forte que la mort. »

    Dans ses paroles comme dans son comportement il a montré clairement qu’il participait aux souffrances du pays, comme s’il était lui-même originaire du pays. Il était venu faire un pèlerinage pour consoler les affligés et appeler tous les hommes de bonne volonté à s’entendre pour reconstruire le pays et accueillir les différences. Il ne parlait pas d’en haut. Il avait le cœur meurtri par tout ce qu’il voyait. Aux chrétiens qui étaient 6% de la population avant les années 2000 et maintenant à peine 1%, il a dit et redit : Ne perdez pas l’espérance, ne vous découragez jamais, n’arrêtez pas de rêver !

    C’était la première fois qu’un Pape se rendait dans ce pays qui fut évangélisé, au premier siècle, par saint Thomas, l’apôtre qui ne crut que lorsqu’il vit. Le Pape était aussi humble de cœur que Thomas lui-même, et les paroles de paix qu’il échangea avec l’Ayatollah Ali Sistani, tout comme à Our, à Mossoul, à Karakosh et à Erbil étaient comme une prière à toutes les religions du pays : unissez-vous contre la violence ! Il expliquait lui-même, dans l’avion qui le ramenait au Vatican, combien il avait été marqué par la force d’âme de ceux qui avaient su pardonner. Petite graine sur le chemin de la paix !

Tad Job an Irien

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